Parc naturel régional des Landes de Gascogne
 
Le Parc à la carte
Révision de la Charte



 




                   
Lo gascon, lenga deu país

Nos richesses naturelles

Les actions du Parc s’appuient sur des valeurs patrimoniales reconnues et préservées de son territoire.



Delta de la Leyre : le lien naturel

Ici, l’eau douce de la Leyre se mélange à l’eau salée du bassin d’Arcachon. Entre chevelus de bras et de chenaux, le delta doit tout aux rythmes des marées, formant une quantité de micro- milieux. Prairies humides, roselières et vasières accueillent une faune riche. Cette interface entre eaux douces et terres marines a été aménagée par l’homme au XVIIIème s. (endiguements) et reste encore aujourd’hui entretenue et gérée.
Situé au carrefour de grands couloirs migratoires, le delta permet chaque année à plus de 260 espèces d’oiseaux d’y séjourner.





 

Les lagunes : uniques en europe

Un paysage conservé de la grande lande humide d’autrefois, des mares temporaires rompant avec l’uniformité de la pinède : qui imaginerait que les lagunes des Landes de Gascogne, ont tant de valeur au milieu des pins ?
Ces zones humides sont adaptées aux fluctuations de la nappe phréatique qui organise et sélectionne les groupements végétaux rares et spécifiques (gazons amphibies, landes à bruyère à quatre angles…) avec parfois une évolution millénaire (développement de tourbe). L’approche par espèces accentue la valeur de ces sites. Parmi les exemples : le caropsis (petite carotte) n’est quasiment présent en Europe que dans nos lagunes, des insectes rares présents comme les Leucorrhines (libellules) témoignent de la qualité et de la diversité des lagunes. Mais une caractéristique essentielle des lagunes aujourd’hui, c’est leur vulnérabilité et leur disparition.


Forêt de production et champs agricoles

Du fait des monocultures sylvicoles et agricoles, la diversité biologique reste faible sur les zones de production. Cependant, certaines espèces, parfois rares, se concentrent sur ces vastes zones où elles trouvent tranquillité et réserves alimentaires. Chevreuils et sangliers s’y rencontrent fréquemment alors que les martres et genettes restent plus discrètes en forêt.
Quant aux oiseaux, les palombes et les grues cendrées se regroupent dans les champs de maïs pour s’alimenter durant l’hiver et certains rapaces tels que buse variable et circaëte Jean-Le-Blanc utilisent les zones forestières pour nicher et chasser.






Vallées et cours d’eau : une qualité remarquable

La vallée de la Leyre est exceptionnelle en Europe : c’est une des rares vallées qui a conservé son caractère naturel avec peu d’infrastructures et une accessibilité limitée par la présence de la forêt-galerie (chênes, aulnes, saules).
Le cours d’eau présente également des caractéristiques particulières : fond sableux, forêt-galerie, eaux acides et pauvres en éléments nutritifs mais de bonne qualité physico-chimique, avec des marais en eaux toute l’année.
Ces particularités favorisent la présence de milieux et d’espèces rares comme la loutre, la cistude d’Europe et l’anguille.




 

Zones humides : maillons de vie

Qu’elles soient ou non en connexion avec un cours d’eau, les zones humides sont des réservoirs d’eau pour les périodes de déficit hydrique et représentent de véritables gîtes 4 étoiles pour toute la chaîne alimentaire.
Certaines espèces utilisent les zones humides durant toute leur vie tandis que d’autres viennent pour se restaurer ou s’y reproduire comme le brochet ou les 12 espèces d’amphibiens présentes sur notre territoire.





 




Le Parc en actions

Le Parc réalise des inventaires et études de son patrimoine naturel par différents moyens (financement d’études spécifiques, inventaires conduits en interne, collaborations et échanges de données avec les partenaires, animation de groupes d’acteurs et usagers). Ce travail s’appuie sur les données acquises et les carences mises en évidence lors des diagnostics établis notamment pour Natura2000 (Docob Vallées de la Leyre et Docob Lagunes des Landes de Gascogne) et pour le SAGE « Leyre, cours d’eaux côtiers et milieux associés » . 

Le Parc intervient dans la gestion et la préservation des rivières (suivi et travaux d’entretien coordonnés sur la Leyre et assistance à maîtrise d’ouvrage) des habitats naturels et des espèces patrimoniales (mise en œuvre des documents d’objectifs Natura 2000, évaluation des plans de gestion, programme collectif sur la Grue Cendrée, …) 

Le Parc informe sur la qualité du patrimoine et les méthodes de gestion (Base de données sur les milieux naturels du Parc en lien avec les partenaires du Parc, : plaquettes, guides, expos, signalétique, ouvrages). 
 
English Español