Les Landes sont vastes et diversifiées, et la notion d'Ecomusée étant inséparable de celle de territoire ou de pays, il a fallu resserrer sur un espace plus limité.
A l’origine de l’Ecomusée on se tourna du côté de Félix Arnaudin dont toute l'oeuvre avait consisté à définir - et magnifier - un des pays landais, celui qu'il considérait comme la "vraie lande" : ce pays, occupant une large portion de l'intérieur, c'était la Grande Lande, coeur du massif forestier landais, composée pour l'essentiel d'un noyau de quatre cantons : Sabres, Pissos, Sore, Labrit. Un pays aux contours bien peu précis au demeurant, qui s'obtient par soustraction, une fois ôtés les pays limitrophes, lesquels, fort heureusement, ne posent guère, eux, de problème de délimitation.
La création du Pavillon des Landes de Gascogne repose elle sur la nécessité d’élargir le périmètre d’étude de l’Ecomusée à un territoire aujourd’hui plus pertinent s’il s’agit d’étudier la société contemporaine. Ainsi l’Ecomusée aujourd’hui étend progressivement son périmètre d’étude à l’ensemble des Landes de Gascogne. Il s’agit là d’une démarche qui n’est certes pas globalisante ; les travaux de recherches, selon les thèmes, ne pourront pas toujours tirer des enseignements exclusifs de toute référence locale au sein de ce vaste espace, mais l’ambition est ici de procéder par touches successives.