Parc naturel régional des Landes de Gascogne
 
Le Parc à la carte
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Lo gascon, lenga deu país

Le Parc fait le pari de la nature...

.....pour mieux la sauvegarder et les hommes à travers elle !


La nature est en première ligne face aux impacts du changement climatique, mais elle est aussi une précieuse auxiliaire pour la lutte contre le changement climatique. Si tout le monde a sans doute déjà entendu parler du rôle de stockage de carbone joué par les forêts voire par les sols qui permet de limiter l’effet de serre, les écosystèmes jouent des rôles tout aussi cruciaux pour l’adaptation au changement climatique.

Un premier rôle d’importance est de nous alerter sur les changements climatiques. Les Landes de Gascogne abritent des milieux particulièrement frais comme les landes humides, la vallée de la Leyre ou les lagunes. On y retrouve d’ailleurs aujourd’hui des espèces relictes de la dernière époque glaciaire, souvent des végétaux ou des insectes, que l’on ne retrouve autrement que dans les pays du Nord de l’Europe. 


En mettant en place un suivi de certaines de ces espèces et milieux, le Parc dispose de bio-indicateurs capables de nous alerter sur de profonds changements climatiques locaux. Moins spécifiques au territoire, les comportements de migration des oiseaux observés sur le delta et le plateau landais témoignent aussi de modifications climatiques globales.


Les écosystèmes jouent aussi des rôles cruciaux pour atténuer de multiples effets climatiques. Sur le bord du Bassin d’Arcachon et des cours d’eau, la présence des zones humides diminue les effets des submersions marines et des inondations fluviales. Dans les villes, les végétaux atténuent l’effet des canicules et réduisent le ruissellement et donc l’engorgement des réseaux d’évacuation des eaux en cas de pluies intenses.


Les écosystèmes apportent encore de façon générale de nombreux services qui correspondent à l’ensemble des bénéfices que les populations obtiennent d’eux. Outre les fonctions de régulation citées ci-dessus, ils nous approvisionnent notamment en nourriture, eau et autres molécules médicinales, et jouent souvent des rôles culturels importants que ce soit sur le plan des loisirs que sur celui de l’esthétique et même de la spiritualité. 

La disparition de certains écosystèmes pourrait dès lors avoir des conséquences dramatiques. Cependant, des écosystèmes en bon état ont une grande capacité naturelle à résister et à retrouver un fonctionnement normal, ce que l’on nomme la résilience, après des perturbations comme celles engendrées par les changements climatiques. Mais il faut qu’ils ne soient ni trop dégradés, ni trop isolés. 


Le Parc travaille ainsi avec ses partenaires à la bonne préservation des espaces naturels de son territoire. Cela passe notamment par l’animation du réseau européen de milieux remarquables Natura 2000   (Vallée de la Leyre et Lagunes) et du Schéma d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) des vallées de la Leyre, des cours d’eau côtiers et des milieux associés comme les lagunes.Ce dernier intègre en effet les impacts potentiels du changement climatique dans la définition de son programme d’actions. Il garantit des débits d’étiage suffisants pour maintenir le bon état écologique des milieux. Parallèlement, il assure un partage équilibré de la ressource entre tous les usagers qui dépendent de la ressource en eau.



Le Parc se préoccupe enfin de l’avenir de son massif forestier et des activités qui en dépendent. Aux côtés des scientifiques et gestionnaires, il participe à des expérimentations de diversification d’essences pour rechercher des itinéraires sylvicoles qui améliorent la résilience de la forêt aux aléas climatiques tout en garantissant la pérennité économique des filières bois.



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