Parc naturel régional des Landes de Gascogne
 
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Pourquoi une telle agitation médiatique

...autour des changements climatiques ?



Pour faire simple, le climat de la Terre a connu d’importantes variations au cours du temps en lien avec sa nature. Il résulte en effet d’un ensemble de mécanismes complexes et variables, dont trois fondamentaux qui modifient le bilan de l’énergie reçue par la Terre : sa position astronomique par rapport au soleil, l’activité du soleil et enfin l’effet de serre.

Ce dernier est dû à un ensemble de gaz dans l’atmosphère qui laissent passer le rayonnement solaire puis emprisonnent une grande partie de la chaleur reçue, comme la serre d’un jardin potager mais à l’échelle de la planète. Sans lui, la température moyenne du globe ne serait pas comme aujourd’hui de + 15 °C mais de – 18°C !

C’est l’effet de serre qui est au cœur des débats aujourd’hui. Les activités humaines, en particulier par la consommation des énergies fossiles comme le pétrole et par la déforestation, ont considérablement contribué à augmenter la concentration des gaz à effets de serre (GES) dans l’atmosphère. Comme parallèlement le climat ne s’est a priori jamais réchauffé aussi vite qu’aujourd’hui, la majorité des études analysées par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) permettent de conclure à la responsabilité « très vraisemblable » (le degré de certitude dépasse 95 %) de l’homme dans les changements actuels. Dès lors, il y a urgence à réduire nos émissions de GES en adoptant de nouveaux modes de développement pour nos sociétés

Cependant, certains remettent en cause cette conclusion en s’appuyant sur l’existence d’importantes modifications climatiques antérieures à la Révolution Industrielle, comme l’optimum climatique médiéval. A cette époque, des témoignages rendent compte de climats aussi voire plus chauds qu’actuellement en divers points du globe (notamment dans un arc allant de l’Europe à l’Amérique du Nord en passant par le Groenland (littéralement Pays vert), et dans une partie de l’Asie).

Ces faits mettent en avant l’importance des mécanismes naturels comme l’activité solaire et plus localement des variations dans la circulation des courants océaniques. Mais des travaux pour reconstituer le climat sur l’ensemble de la planète suggèrent que la température moyenne à l’échelle du globe n’était pas plus élevée que celle du début du XXème siècle, et donc largement inférieure à celle d’aujourd’hui.

Sur ce thème comme sur d’autres, la position de élus du Parc naturel régional est de ne pas s’immiscer dans le débat scientifique. Les conclusions du GIEC faisant autorité à l’échelle mondiale, elles sont retenues par le PNR et ses partenaires comme des bases de réflexion naturelles pour élaborer sa politique climatique. Le suivi de l’évolution du territoire face aux changements climatiques effectifs lui permet ensuite d’ajuster sa stratégie en intégrant les spécificités locales.

Surtout en dehors de toutes controverses, la plupart des solutions prônées pour réduire les émissions de GES s’inscrivent dans une logique du développement durable. Les économies d’énergie comme le développement des énergies renouvelables contribuent en effet, en plus d’économies financières à terme souvent non négligeables, à préserver les ressources naturelles, à limiter les impacts sur l’environnement (pollutions…) et même à créer de nouveaux viviers d’emplois sur le territoire.

Aussi le Parc soutient-il la mise en place de ces démarches sur son territoire avec ses partenaires institutionnels.


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