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les Lagunes de notre ParcSoudain apparaît l’insolite : un étang circulaire dont les eaux noires et immobiles réfléchissent parfaitement la molinie jaunie de la berge et la lisière de la forêt. Malgré les apparences en été, il existe bel et bien des landes humides qui recèlent de tels plans d’eau ou lagunes, là le drainage est moins intense.
La nappe phréatique y affleure au fond de dépressions imprimées dans le sol à la fin de l’ère glacière après la fonte de gros blocs de glace isolés et enfouis dans le sable. Bien plus nombreuses avant le drainage et la plantation des pins, puis la culture du maïs, elles étaient disséminées dans la lande humide rase, comme les lagunes du Gat Mort que l’on observe encore, vers Hostens, dans le Marais du Cla. Les lagunes et leur ceinture marécageuse possèdent une grande richesse biologique, non dénuée de pittoresque d’ailleurs, avec la droséra ou l’utriculaire, plantes capables de piéger et de digérer de petits invertébrés. Vestiges de la lande originelle, ces lagunes font partie des éléments forts du patrimoine naturel et humain des Landes de Gascogne. Ces plans d’eau temporaires ou permanents de formes arrondies et de dimensions souvent modestes auraient une origine glaciaire. L’eau des lagunes est liée à la résurgence de la nappe phréatique. L’acidité et la pauvreté de cette eau, ses variations de niveau et de température créent des conditions de vie extrêmes. C’est pourquoi on peut y observer des milieux si riches et des espèces remarquables. Sources de diverses activités passés, les lagunes font, à l’heure actuelle, l’objet d’une réelle appropriation locale et d’une volonté de préservation. Elle font l’objet d’une réelle concertation pour leur maintient, d’autant qu’elles sont classées site natura 2000. |