" Nous sommes le samedi 16 mars et il fait un temps sublime ! 20°C et un beau soleil accompagnent notre petit groupe des Jeunes naturalistes du Parc... Comme d'habitude, nous nous sommes donnés rendez-vous à Belin-Béliet. Avant de partir, et comme certains d'entre nous n'étaient pas là le mois dernier, nous allons voir les travaux effectués pour le rucher !

ClubNatureMars

Zou ! Il est l'heure de grimper à bord de notre minibus, direction Lugos, à quelques kilomètres de là.

Nous faisons une première halte au bord de la route : elles sont sorties ! Les Romulées apparaissent sur les bas-côtés, là où elles avaient été aperçues l'an dernier. Puis nouvelle halte sur un pare-feu. Madame le Maire de Lugos avait signalé avoir vu des fleurs ressemblant à des Romulées à cet endroit. Après vérification : oui, ce sont bien des Romulées. Si tout va bien, la prochaine sortie se fera avec le Club Biodiversité du Parc (le club nature pour adultes) pour effectuer un comptage de ces plantes.

Nous reprenons la route avant de s'arrêter à nouveau. L'objectif de notre sortie ? Commencer à se familiariser avec la reconnaissance d'insectes. Pierre-Arnaud, notre animateur, nous rappelle que ces petites bêtes sont des arthropodes à exosquelette, dont le corps est constitué de trois parties, et qui possèdent 3 paires de pattes. Il nous donne aussi quelques explications au sujet des mots "coléoptères", "orthoptères", "lépidoptères"... Et hop ! En chasse ! Armés de nos filets ou à la main, nous nous engageons dans une prairie, une coupe de bois et un bas-côté de route. Attraper quelques insectes n'est pas le plus dur... Quand vient en revanche la détermination avec les livres et les photos, ça n'est pas facile du tout...

 

Club Nature Mars 2019

      

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Après avoir relâché les insectes, nous retournons au Graoux et nous goûtons le délicieux gâteau préparé par Elliot avant de saisir quelques données sur le site "Faune Aquitaine". Nous avons tous hâte de nous retrouver pour une prochaine sortie du Club Nature ! "

C'est vrai, les enfants d'aujourd'hui passent beaucoup moins de temps à l'extérieur que les générations précédentes...Pourtant, sortir, être dehors, découvrir le monde qui les entoure est une véritable nécessité, pour leur bien-être et leur épanouissement. C'est pour cela que les jeunes habitants du Parc ont un petit privilège de plus que les autres ! Grâce à nos équipes, et nos partenaires pédagogiques, ils sont amenés à participer à de nombreux projets leur permettant de mieux connaître leur environnement, leur territoire, mais aussi de développer leur sensibilité et leur créativité.

Zoom sur un tout nouvel appel à projet lancé par le Parc pour l'année scolaire 2018-2019, en direction principalement des élèves de cycle 2, qui allie éducation à l'environnement et sciences participatives : "Les petites bêtes autour de l'école". Une dizaine de classes du territoire y a répondu.

Appel à projet Les petites bêtes autour de l'école La Boite à fourmis Matthieu Roffet

La vie animale est toujours passionnante pour les enfants et permet d'aborder de nombreux sujets liés aux programmes scolaires. Si apercevoir un chevreuil ou une empreinte de loutre peut rester aléatoire, observer une fourmi, un millepatte ou un ver de terre est une activité beaucoup plus facile à mettre en place !

Après une première sortie de terrain à l'automne, qui avait permis aux enfants de s'immerger dans le monde du minuscule, en observant insectes, arachnides ou myriapodes autour de l'école, les élèves ont cette semaine, pu rencontrer un intervenant myrmécologue (spécialiste des fourmis). C'est Matthieu Roffet, de "La Boite à Fourmis" qui leur proposait une rencontre d'un genre nouveau, en apportant des informations sur ce drôle de petit insecte dont on connaît souvent bien peu de choses... Avec des fourmilières artificielles pleine de ces mignonnes petites bêtes, pour pouvoir expliquer le fonctionnement de leur "société" très bien organisée, il a suscité l'émerveillement des enfants... Et celle des enseignants !

Appel à projet pédagogique Les petites bêtes autour de l'école

  

Appel à projet pédagogique Les petites bêtes autour de l'école

Par la suite, au printemps, les animateurs du Parc feront une nouvelle sortie de terrain pour découvrir le mode de vie de certains insectes, leur adaptation à leur environnement, leurs métamorphoses mais aussi le rôle de certains d'entre eux, décomposeurs ou pollinisateurs. Le projet se terminera par la fabrication, dans chaque école, d'un gîte à insecte à installer dans la cour de récré !

Appel à projet pédagogique Les petites bêtes autour de l'école

Vous êtes enseignant, coordinateur jeunesse et vous souhaitez découvrir tous les appels à projets proposés par l'équipe du Pôle Éducation à l'Environnement du Parc naturel régional des Landes de Gascogne ? Découvrez sans plus attendre La Lettre Buissonnière et contactez-nous !

Suivez le guide ! Chaussez une paire de chaussures bien chaudes, enfilez une paire de gants et partez à la rencontre d’un oiseau emblématique du Parc naturel des Landes de Gascogne : l’étonnante Grue cendrée… Place à la découverte d’un lieu unique, inaccessible au public en dehors des visites guidées. Effet garanti !

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C’est un jour d’hiver, comme on en connaît en janvier dans les Landes de Gascogne. Le froid s’est invité, mais nos amies les Grues aussi. Ça tombe bien nous sommes venues pour elles ! Pour notre première escapade au pays de la Grue cendrée, les deux  épicuriennes de nature  que nous sommes, n’avons pas boudé notre plaisir d’allier l’utile à l’agréable grâce à cette sortie terrain. Ma collègue Caroline et moi arrivons dans le Pays morcenais* à Arjuzanx (40) pour y visiter sa Réserve naturelle et suivre la visite guidée, proposée au public. Il est tout à fait possible de se rendre à l’observatoire de Bedade(photo) sans guide pour profiter du spectacle mais j’ai tendance à conseiller la visite accompagnée d’un spécialiste qui connaît si bien son sujet, et qui sait transmettre sa passion à des connaisseurs, tout comme aux amateurs.

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Cette année les visiteurs sont chanceux, la population des Grues cendrées connaît un record de fréquentation sur le site, puisqu’on n’en dénombre pas moins de 38 000 à l’heure actuelle. Ce chiffre varie chaque année en fonction de critères multiples qui poussent les Grues, ou non, à poursuivre leur migration vers le sud (Espagne ou Maghreb).

Nous avons donc troqué nos chaussures de ville pour des chaussures de rando, prêtes à arpenter le sol sablonneux qui s’offre à nous.

Deux types de visite sont possibles : - le petit-matin où les Grues transpercent la brume matinale ; elles quittent alors leur dortoir pour rejoindre les zones de gagnage à la recherche de nourriture.

-          L’après-midi, au cours duquel les oiseaux regagnent leur dortoir avant la tombée de nuit.

Le rendez-vous est fixé pour le groupe à 15h30 à la Réserve. Une fois l’assemblée réunie, nous serons donc 17 participants à partager ce moment collectif autour de cet étonnant échassier. Nous sommes à la limite maximale pour la visite, qui ne doit pas excéder une vingtaine de personnes afin d’assurer au visiteur de bonnes conditions de visite. Il faut bien souvent réserver sa visite longtemps à l’avance pour s’assurer d’obtenir une place.

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Notre guide Géraldine rassemble le groupe encore occupé à découvrir la salle d’exposition photos de la Maison de site. En guise d’introduction elle nous présente les lieux et l’histoire de la Réserve naturelle, ancien site industriel. L’endroit est une ancienne zone d’exploitation minière de lignite géré par EDF, d’où la présence d’un lac venu comblé le creusement de la terre qui en résulte. Il faut savoir qu’avant Napoléon III et la période d’assèchement des marais qu’il a entrepris, et qui a engendré le paysage que nous connaissons aujourd’hui, les Landes de Gascogne étaient de gigantesques espaces marécageux, où les Grues trouvaient déjà refuge pour leur hivernage. D'ailleurs, elles y résidaient de manière permanente, c’était leur lieu de nidification. Ces oiseaux vivant au sol, elles ont besoin de vastes étendues d’eau pour s’y implanter en toute quiétude. Les conditions de vie au sol sont plus contraignantes que pour un oiseau qui vit dans les arbres et qui par conséquent est moins exposé aux prédateurs.

La zone d’Arjuzanx est composée de plusieurs lacs. Nous quittons celui à proximité de la Maison de site pour prendre place dans l’un des deux mini-bus nécessaires au déplacement du groupe in situ. Nous roulons une dizaine de minutes, tout en bénéficiant des connaissances de notre guide durant le trajet. Çà et là, nous marquons des pauses pour observer et s’approcher des lieux de vie de la faune sauvage. Ici six vaches highland, vous savez ces vaches aux longs poils et aux cornes proéminentes.

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Leur présence permet de rouvrir les milieux avec leurs cornes et d’entretenir les pâturages en broutant et nettoyant les espaces humides. Ce sont des vaches de marais qui ont besoin d’eau, c’est une espèce rustique, qui l’été adore avoir de l’eau jusqu’au poitrail. Étonnamment seules les marrons s’approchent de nous, les noires sont réputées plus sauvages ; quelle en est la raison ? Nous l’ignorons, les mystères de la Nature ! Une chose est sûre, elles bénéficient d’une belle espérance de vie à Arjuzanx : plus de quinze ans ! Plus loin, Géraldine nous confronte à une énigme : quelle est l’utilité de ces étranges ‘perchoirs’ ?!

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Une dame vise dans le mil ! Il s’agit bien de nichoirs au profit des faucons crécerelles qui logent sur le secteur. Plus loin, une marre abrite des cistudes, ces petites tortues européennes en concurrence avec la tortue de Floride invasive. La cistude est également une espèce protégée qui bénéficie d’une attention particulière pour assurer son maintien sur ces espaces humides.

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Nous arrivons sur un petit promontoire surmonté d’une tour d’observation en bois. La balade motorisée touche à sa fin. La distribution des jumelles achevée, notre guide nous ouvre la porte de notre ‘perchoir’ que nous nous empressons de grimper. Une fois perchés, à l’intérieur, nous ouvrons les fenêtres qui obstruent la vue, et chacun va se poster autour de la pièce, près à dégainer son matériel d’observation.

La Grue est un oiseau de milieux humides qui recherche la tranquillité, et la motivation première de sa migration annuelle est la recherche de nourriture devenue difficile dans le nord de l’Europe à cette période de l’année. Ici, elles s’implantent à proximité de champs de maïs qui leur procurent une quantité d’aliments nécessaires à leurs besoins, ce sont les zones de gagnage. Ce n’est pas en raison du froid qu’elles parcourent toute cette distance annuellement, c’est bien la quête de nourriture qui motive ces courageuses marathoniennes !

Ensuite, le deuxième critère choisi pour poser ses valises sera la recherche d’un lieu pour passer la nuit. Pour dormir, elles recherchent des zones humides peu profondes, une vingtaine de cm reste l’idéal. Parfois, il arrive que leurs longues pattes se retrouvent prises dans l’eau gelée, puisque la nuit on peut descendre sous la barre des moins 10 degrés. La Réserve d’Arjuzanx est un des hauts-lieux d’observation de l’oiseau migrateur dans le département. Le site est composé d’un ensemble de zones humides, d’où la présence de cet oiseau dans ce décor marécageux qu’il apprécie tant. C’est dans ces dépressions humides que la Grue se loge pour la nuit, elle y trouve la quantité d’eau peu profonde nécessaire pour se caler. Comme le flamant rose, elle y dort perchée sur une patte. Puis quotidiennement, elles vaquent de la zone de dortoir, où elles logent, à la zone de gagnage où elles se restaurent.

Durant l’attente de leur arrivée, chacun prend connaissance du fabuleux paysage qui nous entoure, certains aperçoivent des chevreuils qui se baladent. « Moi j’en ai quatre ! » s’écrit une dame. Avec les longues vues à notre disposition on distingue très clairement les habitants des lieux. Plus on arrive en fin de saison, plus les Grues tardent à rentrer à leur dortoir. « Ah! » s’écrie un visiteur : il est 16h48 et on entrevoit le premier vol de Grues à l’horizon. Je ressens alors dans l’assemblée comme un soulagement, ouf ! Les Grues n’ont pas décidé de découcher ce soir, on les verra bel et bien ! Et comment, c’est alors un long ballet qui commence, où les Grues rassemblées en petits groupes, volent au-dessus de nous, avant d’atterrir dans les champs voisins, ou directement au bord de l’eau.

Le silence est réclamé afin d’observer en toute quiétude ces moments de grâce : l’atterrissage en douceur et le sol foulé par les petites pattes de nos ‘échassiers landais à plumes’.

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A travers les longues vues, on observe le dortoir qui se remplit peu à peu. Par moment on aperçoit les mâles paradant autour des femelles, s’en suit alors une gestuelle ; peut-être les prémices de la future danse nuptiale ?

Les premiers vols de Grues percent l’horizon et c’est à travers de grands cris que mes compagnons de visite manifestent leur enthousiasme de voir et d’entendre nos belles Dames grises ! Le traditionnel ‘cru-cru’ se fait alors entendre, on dit qu’il ressemble au son de la trompette. Aux ‘V’ des vols de Grues succèdent les lignes d’oiseaux qui se suivent en une longue file indienne. Quelques mâchoires se décrochent « wow », sûrement celles des non-initiés ; ça fait toujours ça la première fois ! Il est vrai que le spectacle est somptueux : le vol du plus grand d’oiseau d’Europe qui frôle notre cabane d’observation. Dès les premiers instants nos compagnons de visite semblent envoûtés par ce qu’ils voient. Chacun y va de sa longue-vue pour observer de plus près l’oiseau au sol.

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Ici, pas un bruit, si ce n’est le lointain écho d’un avion. La tour d’observation nous offre un splendide panorama du haut de nos 15 mètres. La météo joue en notre faveur, car à la pluie des derniers jours succède un ciel de traîne, dont les éclaircies dominent en cette fin de journée. A cette heure, les rayons du soleil affleurent le sol, faisant ainsi ressortir le relief de ce paysage lacustre.

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Autour, le sol ne tardera pas à geler. Nous sommes chanceux, nous confesse notre guide car c’est une belle journée d’observation, tant concernant les conditions d’observation que par le nombre incessant d’oiseaux qui nous entourent. L’année précédente, elles avaient plus à manger sur leurs terres septentrionales (nord de l'Europe) alors elles sont descendues vers le sud en nombre plus restreint.

Grâce au bagage réalisé par les naturalistes de la Réserve, nous savons que ces visiteuses hivernales proviennent cette année de Finlande, d’Allemagne, de Pologne, de République tchèque et d’Estonie. Incroyable, il y a même possibilité de renseigner le bagage nous-mêmes sur un site internet !

J’apprends que même des cormorans viennent trouver refuge dans les marais landais, mais pour les apercevoir il faut se diriger vers le lac de Morcenx qui est moins acide qu’à Arjuzanx. La guide nous raconte qu’ils ont déjà surpris un sanglier en pleine nage sur le lac en face de nous. La Réserve d’Arjuzanx est un véritable lieu pour l’observation de la faune sauvage, où tout type d’animaux se côtoie. En fonction du jour le visiteur aura à loisirs d’observer une faune assez diverse, même si notre star reste cet élégant oiseau qui fait la réputation du lieu.

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Nous ressortons ravies de ce moment partagé et comme envoûtées par cette aventure grisante. Qui eût pu imaginer que la Grue vivait jusqu'à 4O ans, volait à 5000 mètres d'altitude, et pouvait parcourir 1000 km d'un coup avec une moyenne de 80km/h et des pointes à 110 ! Et je sais que la Grue n'a pas fini de me surprendre … alors j'en garde un peu pour la prochaine fois ! Je recommande à tous de tenter l'expérience et de se rapprocher des professionnels qui proposent des sorties encadrées, parfois improvisées, afin de s'adapter au mieux aux conditions du jour. Il faut avoir à l'esprit que tout animal sauvage adapte ses pratiques au quotidien. Être encadré c'est s'assurer des conditions optimales d'observation et d'appréhension de notre faune. Il est 18h30, on ne distingue plus que le chant des Grues qui terminent leur toilettage en famille et qui socialisent joyeusement.

Nous nous promettons alors de revenir aux beaux jours pour un after-work** spécial « épicuriens de nature », pour venir déguster un apéro en bord de plage. Oui, oui ! Il y a bien une plage en bord de lac, très agréable pour la baignade aux beaux jours. Rendez-vous donc dans quelques mois …

*zone autour de la commune de Morcenx

** réunion informelle d’après-travail

"En cette mi-novembre, les Jeunes Naturalistes du Parc, dans le cadre de leur Club nature, ont pratiqué des exercices d'orientation en forêt.

Il s'agissait pour eux d'être capables de se déplacer, pendant presque une heure, en utilisant une carte et une boussole. Des balises placées à certains endroits permettaient de prendre des repères.

Il était nécessaire d'être précis : la moindre erreur de direction impliquait de ne pas trouver la balise recherchée... et donc de devoir revenir en arrière pour recommencer.

Cette activité sera reprise une fois encore, l'objectif étant au printemps d'être capables d'effectuer un parcours sur plusieurs kilomètres en autonomie.

Au retour, ils ont nettoyé un vivarium dans lequel se trouvent des phasmes. Ces animaux sont destinés à des classes du Parc qui participent à un appel à projet intitulé "Les petites bêtes autour de l'école".

Observations naturalistes : en début d'après-midi un vol de grues a été vu au dessus du Graoux. Ce vol a été inscrit sur le site Faune-Aquitaine. des champignons curieux ont été trouvés. La photo a été envoyée à Brigitte Vignot qui nous a encadrés lors de la sortie mycologique pour qu'elle les détermine."

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"La vallée de la Couaille nous a montré une richesse botanique qui forcément engendre une faune diversifiée, au sein de ce couloir continu avec la Leyre.

En commençant en amont de la Couaille (ou ruisseau des forges), nous avons trouvé l’ail au bord de la piste (ainsi que d'autres stations au bord de la piste cyclable). Après avoir traversé une coupe rase (où nous avons inventorié le Criquet migrateur, l'Azuré commun et l'Alouette lulu) nous descendons dans le contraste frais du cours d'eau pour entendre : le Râle d'eau, le Geai des chênes, le Merle noir, le Troglodyte mignon, le Rouge-gorge familier et le Grimpereau des jardins. On identifie le Carex pendula en abondance, Carex paniculata, Scirpus sylvaticus, Plantago major, en laissant bien d'autres car le temps passe vite à cette allure de débutant.

Ail des bruyères (Allium ericetorum Thore, 1803 )

Ail des bruyères (Allium ericetorum Thore, 1803 )

Criquet migrateur (Locusta migratoria)

Criquet migrateur (Locusta migratoria)

Le deuxième secteur sera à partir des platanes centenaires (notons la présence de l'Ailante, espèces envahissantes) où le pic noir semble séjourner. Nous empruntons le chemin ouest à mi-hauteur du relief, laissant le lot de fougère pour plus tard, libellules (Leste vert), Sittelle torchepot, Succise des prés pour arriver au bord de l'étang à sa moitié longitudinale, sur une plateforme de pêcheur. Nous observons les Grèbes castagneux. Le héron est absent ce jour. Beaucoup de libellules sont présentes, les experts ont du mal à confirmer les espèces. Les plantes aquatiques sont nombreuses et variées, les espèces envahissantes ne semblent pas s'imposer. Les poisons sautent. On est rejoint par une amie de Catherine qui possède un terrain au NO du Martinet, elle apporte quelques éléments historiques et présents sur le site.

Caloptéryx vierge (Calopteryx virgo)

Caloptéryx vierge (Calopteryx virgo)

Nous pique-niquons sur une passerelle (de pêcheur) au SE du bord de l'étang. Un oiseau s'envole à notre arrivée avec un bruit d’aile : une Perdrix ? Nous trouvons des chenilles rouge (appât des pêcheurs, mégots et plombs également...), mais le site est beau. Nous sommes gâtés par une météo idyllique. Grâce aux "plongeon" de Thérèse, la littérature apportée, et smartphone nous identifions : le Flûteau nageant (Luronium natans qu'on retrouvera vers le Martinet) et le Nénuphar blanc (Nymphaea alba). Deux Bergeronnettes des ruisseaux, un Martin pêcheur, un Pinson des arbres, un Rouge-gorge familier pour l'ornitho, et le parfum du Myrica gale agrémente notre pause. On ira jusqu'au forge du Martinet pour s'arrêter davantage sur les ptéridophytes très abondantes : Blechnum spicant, Dryopteris mâle, Equisetum arvense, Osmunda regalis, Phyllitis scolopendrium. Bien entendu, nous n'avons pas noté la moitié de nos observations et nous n'avons pas tout vu non plus, ce lieu demande à y revenir soit par thème, soit par équipe mais nous avons aussi le sentiment de le laisser vivre sa vie, comme une belle île dont il faut taire son existence pour la préserver de nos pas.

Je signale avoir vu sur une piste forestière, non loin, du Lithospermum ou grémil officinal, Herbe aux perles, j'ai trouvé les carpelles très jolis.
Beaucoup de plaisir dans cette sortie, avec l'espoir de chasser la panique que représente tout le savoir qu'il nous manque, grâce à nos partages."

Chantal Pivert (texte) et Isabelle Thiberville (Photos) –Club Biodiversité

Les jeunes naturalistes du Parc ont fait leur rentrée et ont débuté l'année en s'intéressant au monde des abeilles.

Ils ont été accueillis par Laurent, un jeune retraité apiculteur amateur passionnant. Il leur a expliqué que l'ancêtre commun des abeilles, guêpes et frelons ressemblait à une guêpe. Au tout début, c'était un insecte carnivore mais avec l'apparition des plantes à fleurs, il y eut des spécialisations et les abeilles butineuses sont apparues.

Il leur a appris qu'il existait de très nombreuses espèces d'abeilles, la plupart solitaires. L'abeille qui produit le miel est un insecte social.

Laurent a raconté la vie d'une ruche, en commençant par les ruches naturelles, qui sont des trous d'arbres colonisés par les abeilles.

Dans son jardin, il a quelques ruches qui se rapprochent des conditions naturelles dans lesquelles vivent les abeilles "sauvages". Les insectes se portent bien, ne sont pas agressifs, et bien sûr participent à la pollinisation des plantes du jardin de Laurent et des alentours. Ses abeilles lui donnent entre 6 et 12 kilos de miel par ruche et par an.

Les jeunes ont pu s'approcher sans crainte des ruches en se couvrant toutefois la tête de chapeaux d'apiculteurs pour ouvrir l'une d'entre elles.

Une idée est en train de faire son chemin chez les jeunes naturalistes du Parc et l'animateur du Club... "Et si on mettait une ou deux ruches au Graoux, dont le club nature serait responsable ?"

Laurent est prêt à les aider pour ça, affaire à suivre donc !

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De Captieux à Saint-Macaire, Chéri et moi choisissons de faire escale en landes girondines pour notre séjour romantique de fin d'été...

Au programme, balades et randonnées, découvertes en cités médiévales et gastronomie de terroir.

Nuit à deux dans la forêt des Landes de Gascogne

À moins d'une heure de Bordeaux, c'est à Cap Cabane, que nous posons nos bagages. Au cœur de la forêt, dans des cocons perchés aux cimes des pins, Philippe, le propriétaire, nous donne la clé de moments privilégiés. La vue sur le ciel étoilé du Parc naturel régional est imprenable. Les odeurs de résine et de bruyère, le chant des palombes, les couleurs de début septembre et la rivière en contre-bas contribuent à parfaire notre moment de relâche en amoureux. Après une nuit douce dans un calme absolu en pleine nature, un petit-déjeuner bio servi par notre hôte sur une terrasse baignée de soleil au bord d'une piscine naturelle, nous partons en randonnée.

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Randonnée et grand bol d'air !

Grâce au site Balades et Randonnées en Landes de Gascogne, nous trouvons une petite boucle d'à peine 10 km aux alentours de Captieux. Nous arrivons ainsi à Goualade, où la bergerie de Cap de Bos, bâtie en arc de cercle, apparaît comme un vestige d'un passé révolu. Nous nous fondons au cœur de la forêt de pins sablonneuse. Il y fait un peu chaud mais très vite, au détour d'un ruisseau, la forêt-galerie si spécifique au Parc naturel régional des Landes de Gascogne, nous offre de la fraîcheur. Une fois rentrés, nous déchaussons les baskets pour continuer notre épopée girondine.

À la découverte du Sud-Gironde du Moyen-Âge

Pour connaître l'histoire mouvementée de l'Aquitaine, direction les châteaux médiévaux de Villandraut et Roquetaillade situés au beau milieu des vignobles du Sauternes. Ces imposants édifices du XIVème, sont des témoins des Templiers, des guerres franco-anglaises et de la Renaissance... Notre coup de cœur se révèle avec la découverte de la Chapelle Saint-Michel à Mazères, ses couleurs et son style incomparable, l’œuvre spectaculaire de l'architecte renommé du XIXème, Viollet Le Duc, grand spécialiste de la restauration monumentale. L'incroyable cité médiévale de Saint-Macaire nous surprend et nous éblouie encore davantage. Nous nous baladons autour des remparts, visitons la cathédrale et les ruelles pavées. Dans cette ville aux pierres dorées, le temps semble s'être arrêté.

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Un art de vivre...

Ce séjour en Sud-Gironde nous permet de flâner et de profiter d'un peu de la douceur de vivre du Sud-Ouest. La gastronomie et les spécialités culinaires ne manquent pas. Sur une petite place, à l'ombre des platanes, nous goûtons aux incontournables du terroir : du bœuf de Bazas pour mon carnivore de chéri, un poisson accompagné d'une sauce à l’échalote pour moi et deux verres de Graves. Pour l'inévitable note sucrée à la fin du repas, j'ai acheté des Puits d'Amour à la Maison Seguin de Captieux. De quoi terminer divinement ce séjour romantique, de courte durée certes mais particulièrement ressourçant et réussi !

Puits d'amour de la Maison Seguin

« C’est une journée comme je les aime sur le bassin d’Arcachon. Un ciel bleu sans nuage, un soleil qui donne des reflets argentés à l’océan, suffisamment de vent pour voir danser les baccharis et des mômes heureux qui jouent sur le sable. J’ai rendez-vous au cœur de la partie la plus naturelle et sauvage du bassin, sur la commune du Teich, à la Maison de la Nature du bassin d’Arcachon, pour découvrir le delta de la Leyre en kayak de mer.Philou, animateur et pirate à ses heures perdues, m’attend de pied ferme sur la rive, avec sa barbe de trois jours, son foulard dans les cheveux et sa peau burinée par le soleil et les embruns marins. Après avoir enfilé le gilet et la « jupette » qui évitera à mon kayak de se remplir d’eau à chaque coup de pagaie, je me jette enfin sur l’eau.

Kayak de mer sur le delta

Nous sommes sur l’Eyre. Juste derrière sa rive gauche, la Réserve Ornithologique à partir de laquelle les oiseaux vont et viennent sans cesse. Je glisse au plus près des roselières. La marée ne s'inversera que dans une heure. Cela nous laisse le temps, portés par le courant, de filer doux dans ce delta impressionnant, entre eaux douces et eaux salées jusqu'à apercevoir l'étendue du bassin d’Arcachon, ébloui de soleil. Au bout d’une demi-heure, nous atteignons notre premier objectif. L’eau s’est éclaircie et des dizaines de petits crabes gigotent sur la vase recouverte d'une fine lame d’eau. Mon guide passe sa main par-dessus bord et défie les crustacés décapodes agités pour m’offrir une salicorne fraîche à déguster. À tomber ! Philou affine mon geste : « Les biscottos ne servent à rien, il faut de la finesse, de la précision, de la douceur ! » et je pagaie gaiement dans l’espoir de ne pas trop le décevoir... 

Le delta de la Leyre, par B.Ruiz

La marée remontant, nous reprenons le Delta de la Leyre dans le sens inverse, en s’engouffrant dans la Réserve Ornithologique du Teich, au milieu des vasières. Là, les arbres semblent reprendre leurs droits. Le tunnel de verdure si spécifique à la Grande Leyre commence à se dessiner. Je suis comme un poisson dans l’eau (ou presque) et, assise à l’intérieur de mon kayak depuis plus de trois heures, je me sens comme à l’autre bout du monde. À quelques centimètres au-dessus de l’eau, à voguer en direction d’ailleurs, c’est la liberté qui se pose sur le bout de ma pagaie. En passant sous un arbre mort, un jeune rapace nous observe. Sa queue en forme de « M » et sa couleur foncée révèlent son espèce. C’est un milan et il s’amuse visiblement de voir ces étranges mammifères glisser sur sa rivière. Non loin de là, un héron cendré et quelques dizaines de spatules s’envolent sur notre passage. Philou ne m’avait pas menti, le Delta de la Leyre est vraiment le paradis des oiseaux. »

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Vous aussi découvrez le delta de la Leyre, avec un guide rivière :www.mnba-leteich.fr

Et faîtes un tour dans la réserve ornithologique, une boucle de 6km et des postes d'observations la ponctuant, vous permettent une visite nature exaltante : www.reserve-ornithologique-du-teich.com

« Je connais le coin par cœur… J’y ai grandi, je l’aime. Et pourtant je le redécouvre à chaque fois. Petite, mon père m’emmenait souvent en canoë sur les eaux ambrées de la Leyre.

Le tunnel de verdure, les osmondes royales sur les berges qui semblent chatouiller l’eau, les rayons du soleil qui s’engouffrent entre deux arbres, papa et son chapeau… J’étais un peu la fille d’Indiana Jones sur une rivière sauvage tropicale ! Presque 20 ans après, lui et moi avons beaucoup changé, mais pas elle. Armée de mon gilet de sauvetage, d’une pagaie simple et d’un canoë jaune poussin, je reprends sur plusieurs jours le chemin que nous avions parcouru ensemble.

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Si j’avais été plus courageuse, j’aurais pu la descendre entièrement : sur 4 à 5 jours, les ambassadeurs de la rivière ont mis en place, avec le Parc naturel régional des Landes de Gascogne, un réseau d’itinérances et des aires d’escales pour les nuitées. Selon les tronçons, la Leyre revêt un nouveau visage. Tantôt sinueuse, puis large, elle me donne, par endroits, quelques sueurs ! Quelques arbres tombés exigent de moi des manœuvres délicates… Je suis une novice dans la navigation et pour tout dire, je suis plus concentrée sur la nature à couper le souffle qui m’entoure.

Un Caloptéryx Splendens (… qu’il porte bien son nom) se pose sur l’avant de mon canoë comme pour me montrer le chemin. C’est un mâle, on le reconnaît à son bleu turquoise éclatant qui le distingue des libellules femelles, vert clair. Sous la végétation luxuriante, seuls les cris des oiseaux se font entendre.

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Pas une voiture, presqu’aucune maison sur ses berges, seulement quelques ponts à passer et qui sonnent parfois une pause méritée. Au milieu d’un trésor de nature pareil, précieux et protégé (heureusement !), le temps semble suspendu et je n’entends que le clapotis de l’eau sur la pagaie qui me sert de dérive. Je vais lentement, avec un peu de chance, et beaucoup de discrétion, une loutre me surprendra peut-être… »

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Découvrir ICI les ambassadeurs de l'itinérance sur la Vallée de la Leyre et ICI les prestataires qui possèdent la Marque Valeurs Parc Naturel Régional. 

Tout sur la vallée : www.canoesurlaleyre.com

C’est sous des conditions météorologiques magnifiques et très propices à l’observation des papillons, que le Club Biodiversité s’est réuni, mardi dernier à Moustey, pour une sortie organisée par Frédéric.

« Le matin, nous avons prospecté en deux endroits situés sur la commune de Moustey en direction de Belhade. Le long d'un chemin bordé de ronces, de jeunes pins, de chênes et de bruyères, toutes nos observations se sont concentrées sur à peine 100m. Nous y avons observé 17 espèces : le Demi-deuil, le Cuivré commun, l’Azuré commun, le Sylvain azuré, le Grand nègre des bois, le Citron, le Silène, l’Amaryllis, le Myrtil, le Tristan, l’Hespérie de la houque, la Piéride du chou, le Machaon (en mode furtif), le Mégère, le Collier de corail, une Mélitée des Mélampyres (tardive dans la saison, d’ailleurs elle était bien abîmée), et un magnifique Moyen Nacré qui nous a enchanté par sa beauté. Au-dessus de nous a volé un épervier.

Le Moyen nacré, Fabriciana adippe

Le Moyen nacré, Fabriciana adippe

Le second point d’observation était au lieu-dit Hourtoy, un chemin qui descendait vers la Leyre, un milieu plus humide, où nous retrouvé sans surprise le Tircis, le Tristan, ainsi qu’une Sylvaine. Un Vulcain a fait une très courte apparition, et nous avons pu admirer un Paon du Jour. Au-dessus de la Leyre est passée une bergeronnette des ruisseaux, et ce milieu plus humide a été l’occasion également de faire quelques belles observations de libellules : le Caloptéryx vierge méridional, l’Onychogomphe à crochet ainsi qu’une femelle de Cordulégastre annelé en train de pondre dans un petit ruisseau qui s’écoulait vers le bas du chemin ; elle tapait son abdomen de manière répétée sur l’eau, un beau spectacle.

Le Cordulégastre annelé, Cordulegaster boltonii

Le Cordulégastre annelé, Cordulegaster boltonii

Après la pause déjeuner, c’est avec Eric Castex, président de l’association Alter’Landes, sylviculteur et gestionnaire forestier d’une parcelle de 15ha située sur la partie ouest de la commune de Moustey, que la journée a continué. Il était accompagné de Tom, un apprenti sylviculteur actuellement en stage d’observation sur le terrain.

Ce fut un après-midi très enrichissant pour les uns et les autres grâce au mélange des connaissances et le partage des savoirs et des expériences, qui font toute la richesse et la raison d’exister du Club Biodiv.

Les parcelles d’Eric sont composées d’un mélange de pins et de feuillus de différentes espèces, avec des allées parfois herbeuses, parfois plus sèches, et une zone de molinie/fougère où les arbres ne poussent guère. Ces milieux forestiers sont généralement peu propices à l’observation des papillons qui préfèrent les endroits plus ouverts. Néanmoins, celui-ci abrite quelques plantes-hôtes de certains papillons, et au final il y avait une relative richesse. Sur la parcelle même, nous avons vu le Demi-deuil, le Citron, la Piéride du chou, le Tircis, l’Amaryllis, l’Hespérie de la houque, le Collier de corail, le Petit Sylvain, le Cuivré commun, l’Agreste, le Silène, le Grand Nègre des Bois.

En sortant du bois, le long de la route bordant la parcelle, nous avons admiré un magnifique Sylvain azuré posé sur une feuille de chêne, le Souci, l’Azuré commun et l’Azuré des nerpruns. Enfin, nous avons vu 3 chenilles de Mélitée des centaurées, sur la tige de leur plante-hôte, la centaurée (comme son nom l’indique) : une chance car la bordure avait été tondue.

Une chenille de la Mélitée des centaurées, Melitaea phoebe

Une chenille de la Mélitée des centaurées, Melitaea phoebe

Le Sylvain azuré, Limenitis reducta

Le Sylvain azuré, Limenitis reducta

Côté oiseaux, nous avons rencontré, en arrivant, un rapace qu’Isabelle a pu identifier : il s’agissait d’une bondrée apivore ; nous avons également rencontrer un pic noir que nous n’avons pas vu mais qui s’est fait bruyamment remarquer. Au passage, Eric nous a signalé qu’il l’entendait à chaque fois qu’il venait sur le terrain (il y est donc certainement nicheur). Nous avons également croisé plusieurs espèces de libellules.

Le bilan papillon de cette journée est de 26 espèces rencontrées. Maryline se souviendra maintenant du Demi-deuil, et nous n’oublierons pas le magnifique Moyen nacré.

Dans le cadre de l’Atlas des papillons d’Aquitaine, dont c’est la dernière année de prospection, nous avons ajouté 2 espèces  La partie prospectée l’après-midi se situe dans une maille de 10km sur 10 allant de l’ouest de Moustey à Liposthey et Pissos. Sur cette maille, nous avons rajouté 2 espèces : la Mélitée des centaurées ainsi que le Petit Sylvain.

Je tiens à dire que cette observation de Petit Sylvain est pour moi tout à fait remarquable à cet endroit car ce papillon est habituellement observé dans des endroits très frais et humides. Je me serais donc attendu à le trouver plutôt en bordure de la Leyre. De plus, ce papillon pond sur les chèvrefeuilles sauvages. C’est donc grâce à la gestion d’Eric qui consiste à laisser la nature s’exprimer dans le sous-bois, que la biodiversité existe et que nous pouvons trouver des espèces qui seraient normalement absentes. C’est pour moi la meilleure preuve de la pertinence de ce mode de gestion. »

Frédéric Dissart (texte) et Isabelle Thiberville (Photos) Club Biodiversité