Les jeunes naturalistes du Parc ont fait leur rentrée et ont débuté l'année en s'intéressant au monde des abeilles.

Ils ont été accueillis par Laurent, un jeune retraité apiculteur amateur passionnant. Il leur a expliqué que l'ancêtre commun des abeilles, guêpes et frelons ressemblait à une guêpe. Au tout début, c'était un insecte carnivore mais avec l'apparition des plantes à fleurs, il y eut des spécialisations et les abeilles butineuses sont apparues.

Il leur a appris qu'il existait de très nombreuses espèces d'abeilles, la plupart solitaires. L'abeille qui produit le miel est un insecte social.

Laurent a raconté la vie d'une ruche, en commençant par les ruches naturelles, qui sont des trous d'arbres colonisés par les abeilles.

Dans son jardin, il a quelques ruches qui se rapprochent des conditions naturelles dans lesquelles vivent les abeilles "sauvages". Les insectes se portent bien, ne sont pas agressifs, et bien sûr participent à la pollinisation des plantes du jardin de Laurent et des alentours. Ses abeilles lui donnent entre 6 et 12 kilos de miel par ruche et par an.

Les jeunes ont pu s'approcher sans crainte des ruches en se couvrant toutefois la tête de chapeaux d'apiculteurs pour ouvrir l'une d'entre elles.

Une idée est en train de faire son chemin chez les jeunes naturalistes du Parc et l'animateur du Club... "Et si on mettait une ou deux ruches au Graoux, dont le club nature serait responsable ?"

Laurent est prêt à les aider pour ça, affaire à suivre donc !

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De Captieux à Saint-Macaire, Chéri et moi choisissons de faire escale en landes girondines pour notre séjour romantique de fin d'été...

Au programme, balades et randonnées, découvertes en cités médiévales et gastronomie de terroir.

Nuit à deux dans la forêt des Landes de Gascogne

À moins d'une heure de Bordeaux, c'est à Cap Cabane, que nous posons nos bagages. Au cœur de la forêt, dans des cocons perchés aux cimes des pins, Philippe, le propriétaire, nous donne la clé de moments privilégiés. La vue sur le ciel étoilé du Parc naturel régional est imprenable. Les odeurs de résine et de bruyère, le chant des palombes, les couleurs de début septembre et la rivière en contre-bas contribuent à parfaire notre moment de relâche en amoureux. Après une nuit douce dans un calme absolu en pleine nature, un petit-déjeuner bio servi par notre hôte sur une terrasse baignée de soleil au bord d'une piscine naturelle, nous partons en randonnée.

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Randonnée et grand bol d'air !

Grâce au site Balades et Randonnées en Landes de Gascogne, nous trouvons une petite boucle d'à peine 10 km aux alentours de Captieux. Nous arrivons ainsi à Goualade, où la bergerie de Cap de Bos, bâtie en arc de cercle, apparaît comme un vestige d'un passé révolu. Nous nous fondons au cœur de la forêt de pins sablonneuse. Il y fait un peu chaud mais très vite, au détour d'un ruisseau, la forêt-galerie si spécifique au Parc naturel régional des Landes de Gascogne, nous offre de la fraîcheur. Une fois rentrés, nous déchaussons les baskets pour continuer notre épopée girondine.

À la découverte du Sud-Gironde du Moyen-Âge

Pour connaître l'histoire mouvementée de l'Aquitaine, direction les châteaux médiévaux de Villandraut et Roquetaillade situés au beau milieu des vignobles du Sauternes. Ces imposants édifices du XIVème, sont des témoins des Templiers, des guerres franco-anglaises et de la Renaissance... Notre coup de cœur se révèle avec la découverte de la Chapelle Saint-Michel à Mazères, ses couleurs et son style incomparable, l’œuvre spectaculaire de l'architecte renommé du XIXème, Viollet Le Duc, grand spécialiste de la restauration monumentale. L'incroyable cité médiévale de Saint-Macaire nous surprend et nous éblouie encore davantage. Nous nous baladons autour des remparts, visitons la cathédrale et les ruelles pavées. Dans cette ville aux pierres dorées, le temps semble s'être arrêté.

roquetaillade

Un art de vivre...

Ce séjour en Sud-Gironde nous permet de flâner et de profiter d'un peu de la douceur de vivre du Sud-Ouest. La gastronomie et les spécialités culinaires ne manquent pas. Sur une petite place, à l'ombre des platanes, nous goûtons aux incontournables du terroir : du bœuf de Bazas pour mon carnivore de chéri, un poisson accompagné d'une sauce à l’échalote pour moi et deux verres de Graves. Pour l'inévitable note sucrée à la fin du repas, j'ai acheté des Puits d'Amour à la Maison Seguin de Captieux. De quoi terminer divinement ce séjour romantique, de courte durée certes mais particulièrement ressourçant et réussi !

Puits d'amour de la Maison Seguin

« C’est une journée comme je les aime sur le bassin d’Arcachon. Un ciel bleu sans nuage, un soleil qui donne des reflets argentés à l’océan, suffisamment de vent pour voir danser les baccharis et des mômes heureux qui jouent sur le sable. J’ai rendez-vous au cœur de la partie la plus naturelle et sauvage du bassin, sur la commune du Teich, à la Maison de la Nature du bassin d’Arcachon, pour découvrir le delta de la Leyre en kayak de mer.Philou, animateur et pirate à ses heures perdues, m’attend de pied ferme sur la rive, avec sa barbe de trois jours, son foulard dans les cheveux et sa peau burinée par le soleil et les embruns marins. Après avoir enfilé le gilet et la « jupette » qui évitera à mon kayak de se remplir d’eau à chaque coup de pagaie, je me jette enfin sur l’eau.

Kayak de mer sur le delta

Nous sommes sur l’Eyre. Juste derrière sa rive gauche, la Réserve Ornithologique à partir de laquelle les oiseaux vont et viennent sans cesse. Je glisse au plus près des roselières. La marée ne s'inversera que dans une heure. Cela nous laisse le temps, portés par le courant, de filer doux dans ce delta impressionnant, entre eaux douces et eaux salées jusqu'à apercevoir l'étendue du bassin d’Arcachon, ébloui de soleil. Au bout d’une demi-heure, nous atteignons notre premier objectif. L’eau s’est éclaircie et des dizaines de petits crabes gigotent sur la vase recouverte d'une fine lame d’eau. Mon guide passe sa main par-dessus bord et défie les crustacés décapodes agités pour m’offrir une salicorne fraîche à déguster. À tomber ! Philou affine mon geste : « Les biscottos ne servent à rien, il faut de la finesse, de la précision, de la douceur ! » et je pagaie gaiement dans l’espoir de ne pas trop le décevoir... 

Le delta de la Leyre, par B.Ruiz

La marée remontant, nous reprenons le Delta de la Leyre dans le sens inverse, en s’engouffrant dans la Réserve Ornithologique du Teich, au milieu des vasières. Là, les arbres semblent reprendre leurs droits. Le tunnel de verdure si spécifique à la Grande Leyre commence à se dessiner. Je suis comme un poisson dans l’eau (ou presque) et, assise à l’intérieur de mon kayak depuis plus de trois heures, je me sens comme à l’autre bout du monde. À quelques centimètres au-dessus de l’eau, à voguer en direction d’ailleurs, c’est la liberté qui se pose sur le bout de ma pagaie. En passant sous un arbre mort, un jeune rapace nous observe. Sa queue en forme de « M » et sa couleur foncée révèlent son espèce. C’est un milan et il s’amuse visiblement de voir ces étranges mammifères glisser sur sa rivière. Non loin de là, un héron cendré et quelques dizaines de spatules s’envolent sur notre passage. Philou ne m’avait pas menti, le Delta de la Leyre est vraiment le paradis des oiseaux. »

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Vous aussi découvrez le delta de la Leyre, avec un guide rivière :www.mnba-leteich.fr

Et faîtes un tour dans la réserve ornithologique, une boucle de 6km et des postes d'observations la ponctuant, vous permettent une visite nature exaltante : www.reserve-ornithologique-du-teich.com

« Je connais le coin par cœur… J’y ai grandi, je l’aime. Et pourtant je le redécouvre à chaque fois. Petite, mon père m’emmenait souvent en canoë sur les eaux ambrées de la Leyre.

Le tunnel de verdure, les osmondes royales sur les berges qui semblent chatouiller l’eau, les rayons du soleil qui s’engouffrent entre deux arbres, papa et son chapeau… J’étais un peu la fille d’Indiana Jones sur une rivière sauvage tropicale ! Presque 20 ans après, lui et moi avons beaucoup changé, mais pas elle. Armée de mon gilet de sauvetage, d’une pagaie simple et d’un canoë jaune poussin, je reprends sur plusieurs jours le chemin que nous avions parcouru ensemble.

Leyre

Si j’avais été plus courageuse, j’aurais pu la descendre entièrement : sur 4 à 5 jours, les ambassadeurs de la rivière ont mis en place, avec le Parc naturel régional des Landes de Gascogne, un réseau d’itinérances et des aires d’escales pour les nuitées. Selon les tronçons, la Leyre revêt un nouveau visage. Tantôt sinueuse, puis large, elle me donne, par endroits, quelques sueurs ! Quelques arbres tombés exigent de moi des manœuvres délicates… Je suis une novice dans la navigation et pour tout dire, je suis plus concentrée sur la nature à couper le souffle qui m’entoure.

Un Caloptéryx Splendens (… qu’il porte bien son nom) se pose sur l’avant de mon canoë comme pour me montrer le chemin. C’est un mâle, on le reconnaît à son bleu turquoise éclatant qui le distingue des libellules femelles, vert clair. Sous la végétation luxuriante, seuls les cris des oiseaux se font entendre.

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Pas une voiture, presqu’aucune maison sur ses berges, seulement quelques ponts à passer et qui sonnent parfois une pause méritée. Au milieu d’un trésor de nature pareil, précieux et protégé (heureusement !), le temps semble suspendu et je n’entends que le clapotis de l’eau sur la pagaie qui me sert de dérive. Je vais lentement, avec un peu de chance, et beaucoup de discrétion, une loutre me surprendra peut-être… »

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Découvrir ICI les ambassadeurs de l'itinérance sur la Vallée de la Leyre et ICI les prestataires qui possèdent la Marque Valeurs Parc Naturel Régional. 

Tout sur la vallée : www.canoesurlaleyre.com

C’est sous des conditions météorologiques magnifiques et très propices à l’observation des papillons, que le Club Biodiversité s’est réuni, mardi dernier à Moustey, pour une sortie organisée par Frédéric.

« Le matin, nous avons prospecté en deux endroits situés sur la commune de Moustey en direction de Belhade. Le long d'un chemin bordé de ronces, de jeunes pins, de chênes et de bruyères, toutes nos observations se sont concentrées sur à peine 100m. Nous y avons observé 17 espèces : le Demi-deuil, le Cuivré commun, l’Azuré commun, le Sylvain azuré, le Grand nègre des bois, le Citron, le Silène, l’Amaryllis, le Myrtil, le Tristan, l’Hespérie de la houque, la Piéride du chou, le Machaon (en mode furtif), le Mégère, le Collier de corail, une Mélitée des Mélampyres (tardive dans la saison, d’ailleurs elle était bien abîmée), et un magnifique Moyen Nacré qui nous a enchanté par sa beauté. Au-dessus de nous a volé un épervier.

Le Moyen nacré, Fabriciana adippe

Le Moyen nacré, Fabriciana adippe

Le second point d’observation était au lieu-dit Hourtoy, un chemin qui descendait vers la Leyre, un milieu plus humide, où nous retrouvé sans surprise le Tircis, le Tristan, ainsi qu’une Sylvaine. Un Vulcain a fait une très courte apparition, et nous avons pu admirer un Paon du Jour. Au-dessus de la Leyre est passée une bergeronnette des ruisseaux, et ce milieu plus humide a été l’occasion également de faire quelques belles observations de libellules : le Caloptéryx vierge méridional, l’Onychogomphe à crochet ainsi qu’une femelle de Cordulégastre annelé en train de pondre dans un petit ruisseau qui s’écoulait vers le bas du chemin ; elle tapait son abdomen de manière répétée sur l’eau, un beau spectacle.

Le Cordulégastre annelé, Cordulegaster boltonii

Le Cordulégastre annelé, Cordulegaster boltonii

Après la pause déjeuner, c’est avec Eric Castex, président de l’association Alter’Landes, sylviculteur et gestionnaire forestier d’une parcelle de 15ha située sur la partie ouest de la commune de Moustey, que la journée a continué. Il était accompagné de Tom, un apprenti sylviculteur actuellement en stage d’observation sur le terrain.

Ce fut un après-midi très enrichissant pour les uns et les autres grâce au mélange des connaissances et le partage des savoirs et des expériences, qui font toute la richesse et la raison d’exister du Club Biodiv.

Les parcelles d’Eric sont composées d’un mélange de pins et de feuillus de différentes espèces, avec des allées parfois herbeuses, parfois plus sèches, et une zone de molinie/fougère où les arbres ne poussent guère. Ces milieux forestiers sont généralement peu propices à l’observation des papillons qui préfèrent les endroits plus ouverts. Néanmoins, celui-ci abrite quelques plantes-hôtes de certains papillons, et au final il y avait une relative richesse. Sur la parcelle même, nous avons vu le Demi-deuil, le Citron, la Piéride du chou, le Tircis, l’Amaryllis, l’Hespérie de la houque, le Collier de corail, le Petit Sylvain, le Cuivré commun, l’Agreste, le Silène, le Grand Nègre des Bois.

En sortant du bois, le long de la route bordant la parcelle, nous avons admiré un magnifique Sylvain azuré posé sur une feuille de chêne, le Souci, l’Azuré commun et l’Azuré des nerpruns. Enfin, nous avons vu 3 chenilles de Mélitée des centaurées, sur la tige de leur plante-hôte, la centaurée (comme son nom l’indique) : une chance car la bordure avait été tondue.

Une chenille de la Mélitée des centaurées, Melitaea phoebe

Une chenille de la Mélitée des centaurées, Melitaea phoebe

Le Sylvain azuré, Limenitis reducta

Le Sylvain azuré, Limenitis reducta

Côté oiseaux, nous avons rencontré, en arrivant, un rapace qu’Isabelle a pu identifier : il s’agissait d’une bondrée apivore ; nous avons également rencontrer un pic noir que nous n’avons pas vu mais qui s’est fait bruyamment remarquer. Au passage, Eric nous a signalé qu’il l’entendait à chaque fois qu’il venait sur le terrain (il y est donc certainement nicheur). Nous avons également croisé plusieurs espèces de libellules.

Le bilan papillon de cette journée est de 26 espèces rencontrées. Maryline se souviendra maintenant du Demi-deuil, et nous n’oublierons pas le magnifique Moyen nacré.

Dans le cadre de l’Atlas des papillons d’Aquitaine, dont c’est la dernière année de prospection, nous avons ajouté 2 espèces  La partie prospectée l’après-midi se situe dans une maille de 10km sur 10 allant de l’ouest de Moustey à Liposthey et Pissos. Sur cette maille, nous avons rajouté 2 espèces : la Mélitée des centaurées ainsi que le Petit Sylvain.

Je tiens à dire que cette observation de Petit Sylvain est pour moi tout à fait remarquable à cet endroit car ce papillon est habituellement observé dans des endroits très frais et humides. Je me serais donc attendu à le trouver plutôt en bordure de la Leyre. De plus, ce papillon pond sur les chèvrefeuilles sauvages. C’est donc grâce à la gestion d’Eric qui consiste à laisser la nature s’exprimer dans le sous-bois, que la biodiversité existe et que nous pouvons trouver des espèces qui seraient normalement absentes. C’est pour moi la meilleure preuve de la pertinence de ce mode de gestion. »

Frédéric Dissart (texte) et Isabelle Thiberville (Photos) Club Biodiversité

Beau travail que celui réalisé avec l'Atelier de Mécanique Générale et les enfants de l'école de Pissos sur cette année scolaire qui se termine.

 Une petite vidéo sur les espèces invasives qui n'ont définitivement pas leur place dans cette belle rivière...

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Durant l'année scolaire, les élèves de CM2 de l'école d'Audenge ont suivi un projet pour la pratique du kayak en partenariat avec le Pôle Éducation à l'environnement du Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne, dans leur commune. L'utilisation de différentes embarcations a permis la découverte de différents milieux, le delta de l'Eyre et le bassin d'Arcachon, la connaissance de l'environnement proche des enfants, la compréhension de la faune et la flore, des risques inhérents des marées, etc.

Les élèves ont terminé leur cycle de pratique par une belle matinée ensoleillée, du port d'Audenge vers le domaine de la pointe de Certes et Graveyron, avant de profiter des grandes vacances !

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Avec la participation du club de kayak Audengeois.

Le stand du club nature du Parc avec le chef Papou

Le stand du club nature du Parc avec le chef Papou

"Samedi 9 juin, c'était le grand jour : LES EXPERTS et LES JEUNES NATURALISTES DU PARC ont participé avec près de 120 autres jeunes amoureux de la nature à une journée de rencontres au domaine de Certes et Graveyron (Audenge).

Tout d'abord, le stand a été installé : les panneaux de photos, les objets qui avaient été préparés, les ateliers de fusain et de pelotes de réjection.

Chacun a ensuite pu se promener sur le site pour voir ce que présentaient les autres clubs nature. Mais il a fallu également qu'il y ait toujours deux ou trois enfants du Graoux pour expliquer aux visiteurs des autres clubs ce que l'on a fait au cours de l'année.

Après un bon petit pique-nique, plusieurs ateliers ont été proposés en début d'après-midi : fonctionnement d'une écluse, chants d'oiseaux, insectes de la prairie... Certains animateurs qui proposaient ces ateliers ont été impressionnés par ce que connaissaient LES EXPERTS et LES JEUNES NATURALISTES DU PARC. Eh oui, au Graoux on s'amuse tout en apprenant. Et ça se voit !

Puis ce fut la projection du film "Frères des Arbres" suivi par un débat avec Mundiya Kepanga, chef papou qui parcourt le monde pour plaider la cause des forêts et plus généralement de la protection de l'environnement. À la sortie, il est même venu voir notre stand !!!

Un lâcher d'oiseaux (qui venaient d'être soignés au centre de soins de la LPO qui se trouve sur place) a été effectué juste avant le goûter.

Cette journée a été proposée par le conseil départemental de la Gironde qui participe au financement des clubs nature. Elle laissera de beaux souvenirs à tous les participants."

Durant presque 24 heures, les Jeunes Naturalistes du Parc ont séjourné chez Manu Obry à Balizac (33). Ce dernier a créé Accro d'aventures, qui propose notamment des stages de loisirs avec grimpe d'arbres.

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En ce mercredi après-midi de mai,  les jeunes ont d'abord effectué un inventaire naturaliste le long du ruisseau qui borde la propriété de Manu. Parmi la biodiversité observée ce jour-là, des arbres, des arbustes et quelques plantes herbacées, ainsi qu'une faune aquatique et quelques animaux de la berge aperçus ça et là. Manu pourra ainsi utiliser ces données pour certaines activités qu'il propose tout au long de l'année.

Une fois l'inventaire terminé, les jeunes naturalistes ont été initiés à la grimpe d'arbres. Là, pas de grosse machinerie, pas d'énormes câbles, juste des cordes attachées aux branches de magnifiques chênes. Et chacun à son rythme a appris à grimper en autonomie et en toute sécurité.

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Après l'effort, le réconfort! Le repas autour d'un feu de camp était bien mérité, et il fallait prendre des forces pour la suite de la soirée... Car au crépuscule, l'atelier de découverte des chauves-souris les attendait. Après une présentation de ces curieux mammifères volants, l'utilisation d'une Bat-box (détecteur d'ultras sons) a permis de capter leurs émissions sonores et ainsi de savoir qu'au moins deux espèces étaient présentes chez Manu : des pipistrelles et des sérotines.

Juste avant de se coucher, Manu a proposé une animation de light-painting : le dessin avec de la lumière, capté par un appareil photo réglé en pause longue... Le résultat est magique !

Nuit en hauteur. Pour certains à 8 ou 10 mètres dans des sortes de hamacs rigides, pour d'autres, un peu plus bas, dans un grand filet.

Le lendemain, la chasse au trésor de Manu faisait des heureux, avec ses épreuves et ses énigmes, dont un fabuleux "escape game", tant et si bien qu'un "Déjà ?" s'échappait des bouches au moment de ranger les affaires et de retourner au Graoux. Fatigués, mais la tête pleine de souvenirs...

Canoë sur le Bassin d'Arcachon

"Notre embarcation, un gros canoë où nous sommes huit à pagayer depuis le port du Teich en famille, se faufile silencieusement au milieu des derniers roseaux du delta de l'Eyre.

Il y a un instant, j'ai aperçu un bout du Bassin. C'était bleu et grand. Très grand.

Des oiseaux, que je ne reconnais pas encore assez vite, passent juste à coté de nous et de nos pagaies.Deux chevaliers guignette, murmure notre barreur.Il nous demande maintenant de pagayer le plus silencieusement possible pour éviter leur envol. C'est pas si facile !Quel changement maintenant! Fini les eaux douces et lisses de la rivière. Nous sommes maintenant sur le Bassin, le vrai. Mais nous le voyons bien différemment qu'ailleurs.Petit clapot, qu'il dit notre Cap'. C'est que c'est presque la mer ici... Il y a même une île juste devant nous.La marée s'inverse et il faut déjà rentrer vers notre port d'attache..."

Simone, 62 ans retraitée depuis la semaine dernière.