Inventaires du Club Biodiversité : L'étang du Bran

"La vallée de la Couaille nous a montré une richesse botanique qui forcément engendre une faune diversifiée, au sein de ce couloir continu avec la Leyre.

En commençant en amont de la Couaille (ou ruisseau des forges), nous avons trouvé l’ail au bord de la piste (ainsi que d'autres stations au bord de la piste cyclable). Après avoir traversé une coupe rase (où nous avons inventorié le Criquet migrateur, l'Azuré commun et l'Alouette lulu) nous descendons dans le contraste frais du cours d'eau pour entendre : le Râle d'eau, le Geai des chênes, le Merle noir, le Troglodyte mignon, le Rouge-gorge familier et le Grimpereau des jardins. On identifie le Carex pendula en abondance, Carex paniculata, Scirpus sylvaticus, Plantago major, en laissant bien d'autres car le temps passe vite à cette allure de débutant.

Ail des bruyères (Allium ericetorum Thore, 1803 )

Ail des bruyères (Allium ericetorum Thore, 1803 )

Criquet migrateur (Locusta migratoria)

Criquet migrateur (Locusta migratoria)

Le deuxième secteur sera à partir des platanes centenaires (notons la présence de l'Ailante, espèces envahissantes) où le pic noir semble séjourner. Nous empruntons le chemin ouest à mi-hauteur du relief, laissant le lot de fougère pour plus tard, libellules (Leste vert), Sittelle torchepot, Succise des prés pour arriver au bord de l'étang à sa moitié longitudinale, sur une plateforme de pêcheur. Nous observons les Grèbes castagneux. Le héron est absent ce jour. Beaucoup de libellules sont présentes, les experts ont du mal à confirmer les espèces. Les plantes aquatiques sont nombreuses et variées, les espèces envahissantes ne semblent pas s'imposer. Les poisons sautent. On est rejoint par une amie de Catherine qui possède un terrain au NO du Martinet, elle apporte quelques éléments historiques et présents sur le site.

Caloptéryx vierge (Calopteryx virgo)

Caloptéryx vierge (Calopteryx virgo)

Nous pique-niquons sur une passerelle (de pêcheur) au SE du bord de l'étang. Un oiseau s'envole à notre arrivée avec un bruit d’aile : une Perdrix ? Nous trouvons des chenilles rouge (appât des pêcheurs, mégots et plombs également...), mais le site est beau. Nous sommes gâtés par une météo idyllique. Grâce aux "plongeon" de Thérèse, la littérature apportée, et smartphone nous identifions : le Flûteau nageant (Luronium natans qu'on retrouvera vers le Martinet) et le Nénuphar blanc (Nymphaea alba). Deux Bergeronnettes des ruisseaux, un Martin pêcheur, un Pinson des arbres, un Rouge-gorge familier pour l'ornitho, et le parfum du Myrica gale agrémente notre pause. On ira jusqu'au forge du Martinet pour s'arrêter davantage sur les ptéridophytes très abondantes : Blechnum spicant, Dryopteris mâle, Equisetum arvense, Osmunda regalis, Phyllitis scolopendrium. Bien entendu, nous n'avons pas noté la moitié de nos observations et nous n'avons pas tout vu non plus, ce lieu demande à y revenir soit par thème, soit par équipe mais nous avons aussi le sentiment de le laisser vivre sa vie, comme une belle île dont il faut taire son existence pour la préserver de nos pas.

Je signale avoir vu sur une piste forestière, non loin, du Lithospermum ou grémil officinal, Herbe aux perles, j'ai trouvé les carpelles très jolis.
Beaucoup de plaisir dans cette sortie, avec l'espoir de chasser la panique que représente tout le savoir qu'il nous manque, grâce à nos partages."

Chantal Pivert (texte) et Isabelle Thiberville (Photos) –Club Biodiversité