ESI Leyre : De quel itinéraire parle-t-on ?
Le chemin d'eau (appelé ESI Leyre) est praticable à la pagaie et débute au sud du Parc, en amont à Commensacq (40) et se prolonge jusqu'au delta (Le Teich et Biganos - 33) pour atteindre la limite transversale de la mer.

Les 2 Départements, Landes et Gironde, se sont engagés dans le développement maîtrisé des sports de nature (articles 50-1 de la Loi n°2000-627 du 6 juillet 2000 et 50-2 modifié par la loi n°2004-1343 du 9 décembre 2004).

Cette politique repose sur l’identification, la qualification puis l’inscription d’espaces, sites ou itinéraires (ESI) au plan départemental des espaces, sites et itinéraires (PDESI) des sports de nature.

L’inscription à ce plan a pour vocation de garantir la maîtrise générale des usages sur ces Espaces, Sites ou Itinéraires pour tous les pratiquants concernés : pratiquants individuels, d’association, de clubs affiliés et clients des prestataires de service.

Le chemin d'eau (appelé ESI Leyre) est praticable à la pagaie et débute, en amont, à Commensacq (40)  au sud du Parc, jusqu'au delta (Le Teich et Biganos -33) et la limite transversale de la mer.
Cela représente donc 90 km navigable sur La grande Leyre (landaise) et L'Eyre (girondine) et son delta.  La petite Leyre n'est pas concernée.

Les activités concernées sont les pratiques nautiques mues à la force humaine :  le Canoë et le Kayak (CK), le Stand Up Paddle (SUP), le Kayak de mer, la Galupe.

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Les Règlements particuliers de police de navigation (RPPN 33 et 40) ont remis à jour au 1er septembre 2014 et sont accessibles sur le site Canoe sur La leyre dans l'espace documentation

Retrouver ces points de mise à l'eau des RPPN 33 / 40  sur Google-Map  sur la page Leyre du site kayakalo 

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A propos de l'évolution de la fréquentation à la pagaie sur la rivière

1968 : l’opération « jeunesse au plein air » lance les premières descentes organisées par les moniteurs plein air des deux départements, avec des jeunes de Mont de Marsan, à partir du lieu dit Mexico, ou de Bordeaux à partir de Belin-Béliet.

1975 : avec le soutien de l’ETAT (via la DRJS Aquitaine et les DDJS 33 et 40), la pratique à la pagaies’est organisée autour des descentes accompagnées, en randonnée sur plusieurs jours, sur la saison estivale.

Les programmes d’investissements publics , 50% État et 50% PNR, ont permis l’implantation de haltes nautiques tous les 20 Km avec un équipement rustique, type refuge de montagne, ou aire naturelle de camping, afin de favoriser « l’itinérance » avec peu de frais de fonctionnement. Toutes les communes de La Leyre sont équipées (sauf Moustey). L’interdiction de feux et de camping sauvage ont été pris en 1979 et 1980.

1985 : les structures associatives, souvent affiliées à la FFCK,représentent l’essentiel des bases d’animation saisonnière : Mexico, Testarrouman, Saugnac. Belin-Béliet (ce dernier fut un club réputé). Deux bases ont été animées par les Comités Départementaux de CK : le CDCK 33 à Mios, le CDCK 40 à Trensacq (La Pouloye). Trois sites ont été particulièrement équipés pour la sensibilisation et la découverte de l’environnement, par convention avec le Parc naturel. On dénombre alors 5000 descentes par an, 85 % étaient accompagnées.

1992 : un accroissement de la fréquentation se confirme à partir de 1990, avec l’essor de l’activité locative, et l’apparition d’une première société en 1991. On note alors : 35 000 descentes / an, dont 65 % encore encadrée. 5 500 personnes ont circulé entre Salles et le Teich, alors que 2 800 descendaient entre Saugnac et Belin-Béliet. Le PNR soucieux de l’équilibre «préservation – valorisation» fait signer cette même année une Charte du Bon Usage de La Leyre avec les 2 Comités de CK, les bases, les 2 Comités de tourisme 33 et 40. Une association l’ABUL se crée avec les prestataires et les pêcheurs afin de réguler les projets et de créer un fond pour d’éventuels menus aménagements.

1995 : l’essor des pratique de pleine nature (partout en France) fait apparaître une offre de plus en plus diversifiée, avec des acteurs aux intérêts parfois divergents (clubs, associations, bases communales, bases du PNR et structures commerciales), conduisant à une distorsion de l’image et à des comportements disparates. Les relevés systématiques de la fréquentation auprès des structures se font de plus en plus difficilement; On relève environ 65 000 descentes annuelles sur les 90 km du cours d’eau.

Cette année là, l’année ou l’État prend deux arrêtés (33 et 40) réglementant la navigation en définissant, notamment, les lieux de mises à l’eau et sorties d’eau et interdisant le jet-ski sur tout le cours d’eau.

2000 : Apparition de quelques incidents relatifs à la sécurité, aux cohabitations, à la production de déchets, d’atteintes potentielles à un patrimoine naturel et remarquable et fragile (risque incendie, bivouacs,…) et fait naître une attention quant à l’érosion au droit des accès. Mise en place d’un réseau d’échelles de niveau d’eau à tous les ponts.

Le PNR engage, avec les acteurs locaux une démarche collective intégrant une volonté d’équilibre entre la valorisation d’un usage de l’eau et la préservation d’un milieu naturel. Mieux comprendre les caractéristiques et les atouts de la rivière permet, à chacun des acteurs, d’agir et d’entreprendre de manière responsable dans cet environnement naturel et social. Actions de formation, de sensibilisation, de création d’outils d’accueils, de messages envers les pratiquants … Certains prestataires s’engage avec le PNR dans une démarche de qualité pour des prestations Marque Parc

2010 : Avec les départements et les communes, le Parc envisage de réguler les accès à la Leyre par une démarche de maîtrise foncière et d’aménagements légers pour circonscrire les emprises en berge mentionnées dans les RPPN.

2015 : Démarche d’inscription de La Leyre landaise, L’Eyre girondine et son delta aux plans départementaux des espaces Sites et itinéraires (PDESI) 33 et 40. Première action : mise en place d’une série de 6 éco-compteurs répartis sur les 90 kms du chemin d’eau afin de mieux connaître la fréquentation et agir en conséquence.

Aujourd’hui en 2018 :

- 90 km de cours d’eau sont fréquentés : La Leyre landaise (45 km), L’Eyre girondine (35) et son delta (2 x 5 km). Au delà l’activité en mer est d’une autre nature.

- 4 prestataires exercent sur la Grande Leyre landaise, 8 sur l’Eyre girondine, et 9 sont implantés sur la partie delta.

- On note 90 000 descentes par an lors d’une saison praticable, et 70 % de ces descentes effectuées sur les 30 derniers kilomètres.

- La fréquentation se répartie essentiellement entre les week-end de juin et septembre et entre le 10 juillet et le 25 août. La Leyre est impraticable 7 années sur 10 avant le 15 juin.

- Lors des pics de fréquentation, on dénombre 45 à 80 canoës / jour sur la partie landaise, et 200 à 230 bateaux / jours en aval de Salles.

Aussi la pression sur le cours s’effectue au droit des lieux de mise à l’eau et de sortie d’eau. Ainsi il s’agit de mieux sécuriser ces lieux, d’en assurer la maîtrise foncière, d’endiguer leur extension physique sur le linéaire en berge et d’améliorer le confort et l’accueil qualitatif dans un milieu naturel remarquable.

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Voir le site officiel de la vallée www.canoesurlaleyre.com qui valorise les formules de découvertes de la rivière auprès du grand public.