le suivi des niveaux d'eau de la Leyre
Le niveau de la Leyre fluctue au fil du temps, des saisons et selon les aléas climatiques.

Un suivi est nécessaire pour comprendre et apprécier le fonctionnement du cours d'eau.

Ce suivi est croisé avec les conditions de pratiques du cours d'eau par les usagers d'activités nautiques non motorisées.

Ainsi, une information des usagers et des sociuo-professionnels est nécessaire au regard de leurs projets de navigation et de leurs niveaux de pratiques.

Pour en savoir plus :

https://www.canoesurlaleyre.com/Canoe-sur-la-Leyre/Se-documenter/Quand-pratiquer/Echelle-s-de-reference

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CHRONIQUES SPECIALES  Commentaire sur le NIVEAU d'EAU et leurs évolution ... et leurs extrêmes !!

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Octobre 2020  bilan de l'épisode pluvieux hors du commun :

La tempête Alex du week-end dernier a fait beaucoup parler d'elle avec les nombreux dégâts observés entre Bretagne et Alpes maritimes notamment, avec des circonstances dramatiques.Évaluation de l’événement sur notre secteur :Au niveau pluviométrique, on constate ''une anomalie" de cumul de précipitations sur les 5 premiers jours du mois équivalent à un cumul d'un mois d'octobre complet (normales 1981/2010) . il est tombé en moyenne sur le bassin versant de la Leyre entre 130 et 150 mm en 4 jours.
Le débit de Leyre a ainsi été multiplié par 3 en 6 jours seulement pour une montée d'eau d'1m environ au pont de Salles comme sur la base de Mexico à Commensacq sur la partie landaise très en amont. Le fleuve est  sorti de son lit à plusieurs endroits.Par ailleurs, les vents forts de la tempête Alex associés à la crue ont provoqué de nouvelles chutes d'arbres dans la Leyre.

Ainsi, la navigation peut donc etre dangereuse et si souvent le mois d'octobre est propice à des descentes en canoë en paysage automnal, il faut s'en abstenir car c'est bien une crue exceptionnelle pour la saison que nous observons (observée 1 seul fois seulement pour un début oct en ...1993 / 50 ans de mesures)

Prudence aussi pour les promenades en bord de Leyre dans les endroits inondés

Enfin, avec cette montée d'eau, un travail de sape va se poursuivre sur des ouvrages d'art fragilisés, ou qui n'ont pu être remis en état suite à la crue du mois de mai et avec des conditions désormais difficiles pour y travailler. Peu de fossés se sont remis à couler car le niveau de la nappe phréatique a bien baissé au cours de l'été, et la capacité d'absorption des sols a été bonne. Quelques ravinements observés en zone urbanisé avec des eaux pluviales se déversant rapidement dans la Leyre.

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Mai 2020 : Crue centenale  = une situation vraiment exceptionnelle

10 et 11 mai 2020. Une pluviométrie hors du commun !: L'équivalent de 2 mois d'eau en 36 h seulement sur le secteur entre sud-Gironde et haute Lande

En savoir beaucoup plus sur la page dédiée à partir de ce lien 
 

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Sécheresse 2019, passage de la tempête Amélie octobre 2019, crue et inondation de novembre 2019...

Explications :

Après un débit exceptionnellement bas de 5 m³/s à Salles mi-octobre 2019 (record quasi historique car proche de la canicule de 2003) le débit a été multiplié par 12 passant à 60 m³/s en une quinzaine de jours seulement suite à des précipitations exceptionnelles -1/3 des précipitations annuelles sont tombées en 18 jours-

Depuis mars 2016, le débit de la Leyre n'avait pu atteindre ce débit de 60m3 qui selon les statistiques (en 53ans de données) ne correspond qu'à une crue biennale...
En outre, nous pouvons comparer dans le passé les autres mois de novembre, et le dernier événement notable sur cette période date de novembre 2000, déjà presque 20 ans et il est fort intéressant pour une quantité de précipitations similaires sur la même période d'y regarder de plus près... car si la différence est toutefois notable puisque l’amplitude de débit est 2 fois moindre ce coup ci (60 m³/s au lieu de 110 m³/s -record historique du 23nov200- ) cela s’explique car la nappe phréatique était 1,30 plus haute avant le début des pluies en novembre 2000 (année 1999- 2000 globalement pluvieuse). 

C’est ainsi que les sécheresses successives que nous avons connues (depuis 2015) ont eu raison d’un abaissement conséquent de notre nappe phréatique ; nous avons tous pu observer que les fossés ont mis du temps à fonctionner malgré les pluies incessantes depuis ce 1er novembre.
A l’heure actuelle, le niveau de cette nappe superficielle retourne à un niveau dit moyen que nous n’avions pas eu depuis décembre 2015. Ainsi, en peu de temps le niveau de la nappe phréatique a pris -pour exemple à Belin- plus d'1 m en 15 jours.

Le sable qui constitue l’essentiel de notre sous sol a une réelle capacité de stockage c’est une chance immense, à contrario dans les secteurs ou l’alios est très proche , l’infiltration est plus lente et les sols ont très vite été saturés vu l’intensité des précipitations. Ces zones commencent juste à ressuyer avec ce temps plus sec et cela va percoler lentement dans les fissures de ce grès ferrugineux.

La #Leyre a également été impactée par la tempête Amélie :
- les arbres, ayant souffert de la sécheresse cette année notamment sur des berges fortement drainées par le niveau extrêmement bas du cours d’eau, étaient instables. Un arbre dans ces conditions se déleste (chute de branches "vertes") pour survivre et peut même s'écrouler de manière impromptu alors avec le vent....
- la prise au vent d’arbres encore en feuille (tempête hivernale précoce) ont affecté l'ensemble des végétations arborés (aulnes, chênes, saules, pin )
Pour revenir sur cette crue, il y a aussi eu des effets cumulés avec un effet de renvoi des courants vers les berges opposées qui peut contribuer au déchaussement d’arbres qui se portaient plutôt bien.

Enfin, nous parlerons d'une crue morphogène, la vitesse de l'eau au fond de la rivière a permis le déplacement de bancs de sable (les piscicultures observent actuellement ces phénomènes ) ce qui modifie le profil transversal du cours d'eau. Les pêcheurs aussi ont l'habitude d'observer que les "trous" qu'ils ont l'habitude de prospecter se déplacent dans ces conditions de forts débits. C’est un véritable « nettoyage de la rivière » et de ses abords. La mise en eau de son lit majeur est aussi bénéfique pour son bon fonctionnement et les espèces inféodés au milieux humides ont des conditions enfin favorables pour effectuer correctement leur cycle de vie (reproduction des amphibiens, frai du brochet dans quelques temps).

Mais à contrario, ces conditions peuvent :
- faciliter le déplacement d’espèces invasives
- selon la part des précipitations infiltrées qui retournent à la rivière sous forme de source de celles qui ruissellent en lien avec les activités humaines (plateau, zones urbaines) des modifications de la qualité de l’eau de la rivière peuvent apparaitre

A suivre donc en 2020 pour tenter également d'évaluer la résilience de notre rivière face à tous ces changements...