Veille écologique et bio-indicateurs
Dans une démarche incontournable de veille écologique, le Parc Naturel Régional étudie les milieux naturels emblématiques du territoire pour mieux orienter son action et celles de ses partenaires.

Compte-tenu des moyens humains disponibles et de la complexité des écosystèmes naturels, le recours à la faune et à la flore permet d’identifier peu à peu des espèces ou groupes d’espèces bio-indicatrices. Ces bio-indicateurs complètent les descripteurs classiques utilisés en forêt ou en zone humide, et peuvent résumer l’état de santé, le bon fonctionnement et le stade d’évolution des milieux qu’ils caractérisent.

Par déclinaison de méthodes proposées à l’échelle nationale ou en expérimentant de nouvelles méthodes localement, le Parc s’essaie à traduire l’état de conservation des espaces naturels :

- en forêt, les mesures traditionnelles des arbres, bois mort inclus, se trouvent complétées par l’étude des coléoptères, des champignons ou des chauves-souris…

- dans les tourbières, c’est l’analyse des sphaignes qui apporte des informations inédites sur le fonctionnement de la tourbière et son état de conservation

- dans les marais connectés aux cours d’eau, le Brochet doit trouver son compte pour frayer mais le marais s’évalue tout autant par l’angle botanique et bryologique (mousses et hépatiques), l’angle herpétologique (tortues, grenouilles et tritons), ou entomologique (libellules, coléoptères et autres micro-invertébrés…)

Ainsi depuis 2012, et avec l’aide de l’Agence de l’Eau, le Parc poursuit ce vaste chantier de veille écologique sur les forêts alluviales, les tourbières, les cours d’eau et les marais associés. Les informations synthétisées issus de ces programmes seront progressivement rendus disponibles dans l'espace documentation et via l'interface cartographique Osmonde.

N'hésitez pas à prendre contact avec l'animateur Natura 2000 et la Mission Patrimoine Naturel pour de plus amples informations.