Aigrette garzette

L’aigrette garzette est une espèce de petit héron au plumage blanc, c’est un échassier qui mesure environ 60 cm.

Entre terre et mer, le bassin d’Arcachon est un petit paradis pour de nombreuses espèces d’oiseaux sédentaires qui y trouvent refuge et nourriture toute l’année...

Mais cette enclave naturelle, abritée des aléas marins sur la côte atlantique, est aussi une étape essentielle pour des centaines de migrateurs sur l’axe de migration le plus important au monde, qui relie l’Europe du Nord-Ouest à l’Afrique de l’Ouest. À cette époque de l’année, les espèces migratrices qui s’y arrêtent, arrivent généralement de Scandinavie voire de Sibérie, et s’y installent pour l’hiver (ou pour quelques jours) après plusieurs haltes dans les zones humides côtières : c’est ce qu’on appelle l’hivernage. Parmi elles, on trouve une grande diversité d’oiseaux d’eau comme les Anatidés (Sarcelle d’hiver, Bernache Cravant…), les Limicoles (Bécasseau variable, Avocette élégante, Pluvier argenté…), les Laridés (Mouette rieuse, Goéland leucophée…) ou encore les Ardéidés (Aigrette garzette, Grande aigrette…). Le bassin d’Arcachon, en plus d’être une GRANDE lagune vaseuse protégée des vents marins, abrite l’un des plus gros herbiers de zostère (plante à fleur aquatique) de France : c’est un énorme garde-manger de petits invertébrés aquatiques, mollusques et bivalves dont les oiseaux raffolent ! Il présente aussi un autre avantage : ces nombreux reposoirs à marée haute (comme l'Île aux oiseaux, le Banc d’Arguin, le Domaine de Certes ou encore la Réserve Ornithologique du Teich). Sur l’axe migratoire, c’est aussi l’une des dernières haltes importantes avant le passage critique de la chaîne des Pyrénées. Pour les oiseaux migrateurs, un hivernage réussi conditionne la nidification à venir : il leur faut accumuler les réserves énergétiques suffisantes et beaucoup de repos pour leur mue de plumage nuptial, la migration prénuptiale (qui aura lieu entre février et avril), le retour vers leur site de reproduction, la nidification, l’élevage des petits et la migration suivante ! L’enjeu est donc très fort de maintenir le bassin d’Arcachon en site d’accueil de qualité et de minimiser le dérangement de ces espèces (et de toutes les autres d’ailleurs) pendant leur hivernage…

Les comptages Wetlands

Chaque année, des comptages d’oiseaux d’eau, intitulés « Wetlands », sont organisés à la mi-janvier (compte-tenu de la relative stabilité des espèces à cette période), simultanément sur les différentes voies de migration. Ces comptages internationaux, coordonnés à l’échelle nationale par la LPO, ont pour objectif d’étudier les enjeux de conservation des espèces, les tailles des populations et leurs tendances, ainsi que ceux des zones humides accueillantes. Pour participer, rapprochez-vous de la LPO Nouvelle-Aquitaine.

42 espèces ont été comptabilisées lors du comptage Wetlands de janvier 2023 à la Réserve Ornithologique du Teich.

Calendrier migratoire

Décembre - Janvier - Février = hivernage / Février - Mars - Avril = Migration prénuptiale / Avril - Mai - Juin – Juillet = Reproduction / Août - Septembre - Octobre - Novembre = Migration post-nuptiale

NB : la migration n’est pas une science exacte et il existe des périodes de « chassé-croisé » entre les espèces qui descendent et celles qui remontent !