Colloque Klaus, 6ème édition "La Forêt et l'Eau"...
Samedi 18 janvier dernier au Pavillon de Marquèze à Sabres, le Parc naturel régional des Landes de Gascogne tendait le micro, pour la 6ème année consécutive, aux acteurs de la filière forêt/bois, aux élus et aux chercheurs, à l’occasion du colloque Klaus, 11 ans après la tempête de 2009, réunissant quelques 140 participants. Cette édition 2020, premier événement du cinquantenaire du Parc, avait pour thématique « La forêt et l’eau »...
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Un colloque annuel

Avec la tempête Klaus de 2009 qui ravageait le Grand Sud-Ouest et le massif forestier des Landes de Gascogne, les problématiques liées à la forêt sont apparues de façon plus significative aux yeux du grand public. Depuis 2015 et afin de permettre aux acteurs concernés de prendre la parole, le Parc a institutionnalisé un rendez-vous ouvert à tous, qui interroge chaque année sur la gestion et le devenir du massif au travers de différents prismes : changement climatique, emploi, fréquentation, risques…

Un sujet-phare pour le Parc : la ressource en eau

Cette année, le Parc a proposé de croiser les regards des acteurs de la filière forêt/bois à ceux directement concernés par la ressource en eau. Une thématique porteuse au vu du constat alarmant qui oppose, selon la saisonnalité, l’abondance de l’eau à la sécheresse, les inondations à la canicule. Le cycle de l’eau est perturbé comme le sont les espèces et les milieux naturels qui en dépendent. En effet, des terrains gorgés d’eau fragilisent la stabilité des arbres, au même titre qu’un manque d’eau favorise le risque incendie, enjeu majeur pour notre massif. Alors comment la forêt s’adapte-t-elle aux événements extrêmes ? Quelles pratiques sommes-nous en mesure peut-être de faire évoluer pour mieux ajuster nos activités humaines à la nature ? Si nous partons du constat que la forêt préserve l’eau, et que cette dernière, dans les bassins versants forestiers, est de bonne qualité, nous pouvons toutefois nous interroger sur la quantité de l’eau que l’on y trouvait hier, que l’on y trouve aujourd’hui et de ce qu’il en sera demain.

140 participants pour de nombreux enjeux

Cette édition 2020 a réuni quelques 140 participants et suscité de nombreux échanges avec la salle, preuve de l'intérêt d'un tel événement pour faciliter le dialogue et se projeter ensemble sur l'avenir du massif et de la ressource en eau. Animée par Yoann Frontout, journaliste indépendant, et illustrée par Edouard Cazamajour, facilitateur graphique, l'édition "Forêt et Eau", thématique transversale, nous a permis un regard sur les grands enjeux du territoire. Des enjeux d’abord liés à la ressource en eau, garante de la qualité environnementale : la grande qualité et l’abondance de la ressource en eau sur notre territoire, la forte valeur patrimoniale des milieux aquatiques et des zones humides conditionnée par la qualité de cette ressource, les équilibres fragiles entre les différentes composantes de la ressource en eau et ses usages. Ensuite, des enjeux liés au rôle important de la forêt dans l’équilibre des écosystèmes et des ressources, dont la ressource en eau... Ressource qui justement, joue le même rôle important vis-à-vis du maintien et du développement d’un massif forestier préservant ses richesses…

Des engagements forts sont co-portés par le Parc et ses partenaires, au travers de la Charte 2014-2029, et plus précisément par le biais de 2 priorités politiques transversales : P.P1 « Conserver le caractère forestier du territoire », P.P2 « Gérer de façon durable et solidaire la ressource en eau ». Ces engagements répondent à des enjeux vis-à-vis de la ressource en eau :
o Maintien d’espaces forestiers plus protecteurs de la ressource que d’autres formes d’occupation du sol
o Préservation de la ressource en eau à l’échelle des parcelles, des réseaux aménagés, des bassins versants
o Adaptation des pratiques hydrauliques au maintien des espaces naturels et forestiers
▪ Exemple pour ces deux derniers : on a aujourd’hui sur le territoire quelques 8000 kilomètres, au moins, de réseaux hydrographiques (qui vont du simple fossé à l’embouchure de la Leyre) dont 5% seulement correspondent à des cours d’eau naturels. C’est l’équivalent d’un aller-retour de l’Océan Atlantique !
o Connaissance partagée des systèmes

Mais ils répondent aussi à des enjeux propres à la ressource en eau : déterminante sur le territoire, elle conditionne la qualité des espaces naturels, constitue un enjeu en elle-même pour les espaces de production agricole et sylvicole mais également pour des usages inféodés à l’eau tels que les piscicultures, la pêche, le canoë-kayak ou la conchyliculture sur le Bassin d'Arcachon.

Au vu de constats récents, le Parc a positionné sa feuille de route pour les années à venir :
o Les liens entre le Parc, son projet, et les acteurs forestiers du territoire sur l’eau, la biodiversité, l’aménagement, etc. vont être développés et renforcés
o Notre vigilance sera d’autant plus accrue que la demande et la prise de conscience de la part des habitants du territoire sont croissantes.

Le Colloque illustré - #KLAUS2020 - par Edouard Cazamajour, facilitateur graphique et fondateur d'Aménité

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Le télécharger ICI :

Retour en images sur ce 18 janvier

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