"Maintenant ça y est, les abeilles des Jeunes Naturalistes du Parc sont arrivées au Graoux.

Vendredi, Laurent, notre ami apiculteur est venu apporter deux essaims, dans deux ruchettes provisoires. Plus de 15 000 abeilles dans chacune. Les insectes ont eu 36 heures pour s'acclimater, pour faire connaissance avec leur nouveau domaine. Et elles ont apparemment commencé à trouver de la nourriture, puisque le lendemain on en voyait arriver chargées de pollen.

1-min

Aujourd'hui donc c'était l'installation définitive. Le matériel a été apporté sur le lieu, l'enfumoir préparé, chacun a mis le chapeau de protection permettant de travailler sans risque. Ceci dit pendant les deux heures qu'a duré l'installation, aucune abeille n'a eu un comportement agressif.

Les rayons chargés de miel, de pollen et surtout de couvain ont été transférés dans les nouvelles ruches. Avant de refermer celles-ci, du sirop a été distribué pour permettre aux abeilles de se nourrir correctement tant qu'elles n'ont pas encore refait le plein de provisions. Cette opération devra être renouvelée tous les deux ou trois jours, et pendant environ 3 semaines. A tour de rôle LES JEUNES NATURALISTES DU PARC viendront apporter ce sirop fait de sucre, d'eau, de vinaigre de cidre et de quelques gouttes d'huiles essentielles.

3-min

Un cahier du rucher va être réalisé, pour noter toutes les actions et interventions qui seront effectuées. Ainsi il sera toujours possible de connaitre l'historique de ces deux colonies d'abeilles.

Avant de partir, dégustation de miel directement pris sur les rayons non utilisés. Un régal !!!

Un grand merci à Laurent pour nous avoir accompagnés dans cette aventure. On aura encore besoin de lui durant la première année. L'association "Les abeilles de l'Eyre" (de Mios) qui nous accompagne dans cette aventure, a reçu une aide substantielle de Nature et Découvertes pour soutenir ses actions pédagogiques. Grâce à cela elle nous a offert gratuitement les deux ruches et le matériel. De plus le magasin de Mérignac propose jusqu'à fin septembre l'opération "arrondi" : pour tout achat en magasin le client peut arrondir à l'euro supérieur. La somme collectée sera intégralement reversée à l'association. Depuis 2 mois, près de 1000€ sont parait-il déjà dans la cagnotte.

N'hésitez pas à consulter son blog !"

http://lesabeillesdeleyre.blogspot.com/

Spectacle Hélium Cie Thomas Visonneau à Brocas
Organisé par le Parc, ce rendez-vous du 4 mai avait pour but de conjuguer les approches naturaliste et artistique de l’écobalade de Brocas, grâce à l’intervention d’un animateur nature et de la Compagnie artistique Thomas Visonneau qui achève 12 jours de résidence* à Brocas, et dont les trois artistes sont venus ponctuer ce moment de touches poétiques. Pour cette balade familiale, le point de départ fut donné à Brocas, très belle commune de la Haute-Lande, bordée par un bel étang qui forme une aire naturelle au charme indéniable.

"Deux des habitants de l'étang nous y attendent déjà : deux oies grises, d’origine domestique (oies de ferme) nous ont réservé un accueil quelque peu sonore avant d’user de leurs palmes pour prendre le large sur l’étang. Les pêcheurs font aussi partie intégrante du décor de l’étang des forges. Cet ancien lieu d’exploitation de la ‘garluche’ (grès ferrugineux) et de fabrication de fer explique la présence du musée-des-Forges ouvert en saison estivale.

Notre petit groupe quitte les abords du syndicat d’initiative en compagnie de son responsable, Bernard, et du maire du village qui nous accueillent chaleureusement et nous accompagnent tout au long de cette journée. Après une petite introduction, nous filons droit vers l’étang.

En plein Saints de glace, ce premier week-end de mai s’est révélé un peu capricieux et sans surprise, un peu frisquet. Heureusement les oiseaux eux, sont un peu moins frileux et célèbrent le printemps comme il se doit : chants, cris et vols vont nous accompagner le long de cette escapade éco-positive.

balade au bord de l'étang des forges à Brocas

L’idée est de reprendre le parcours de l’écobalade qui existe à Brocas, mais seulement le début, puisque notre déambulation est prévue pour 2h30/3h et que l’intégralité du parcours (12km) nous entraînerait à plus de 5h en raison de nos pauses artistico-naturalistes ! Le sentier est fléché par de petits panneaux de trèfles verts, comme une invitation au bonheur. Alors ce symbole aux quatre feuilles nous portera-t-il chance aujourd’hui pour apercevoir nos petites bêtes à plumes, à écailles et à antennes ?! Depuis trois ans, il existe une application à télécharger afin de suivre le parcours sur smartphone. Pour réaliser cette écobalade, un choix a été fait d’attirer l’attention sur certaines espèces que le promeneur est susceptible de croiser.

Au bord de l’étang, Jérôme, notre guide-nature du Parc, observe aux jumelles les berges du point d’eau et la chance est déjà avec nous puisque nous sommes survolés par un groupe de chevaliers guignette, une dizaine au total qui zigzaguent sous nos yeux. Lorsqu’on aborde l’intérieur des terres, ce limicole est caractéristique des zones humides ; on le retrouve également en milieu côtier.

Jérôme nous parle alors d’une application qui permet à toute personne de signaler la présence d’une espèce animale sur les lieux : NaturaList. Lancée par Faune-France, elle donne la possibilité à chacun d’alimenter cette base de données, y compris d’images. Une fois saisies, des experts viennent valider les données enregistrées par les promeneurs. Par an, c’est plus de 40 millions de données qui sont collectées, puis les datas rejoignent la collecte au niveau européen.

Notre guide signale donc les 10 chevaliers sur l’Appli en question qu’il utilise régulièrement lors de ses sorties sur le terrain.

Pour nous connecter à la nature, la petite troupe artistique nous propose une immersion poétique à l’orée de la forêt. Nous nous engouffrons alors dans les sous-bois qui jouxtent l’étang et après une centaine de mètres nous savourons notre première halte artistique menée par la Compagnie Thomas Visonneau, où Frédéric Périgaud s’adonne à la lecture d’un poème de Jacques Prévert. Puis s’en suit la lecture par Léa d’un texte de JK Rowling qui doit sa notoriété à la série d’Harry Potter, dont elle en est l’auteur. Nous plongeons alors dans l’univers d’une nature fantasmagorique non sans lien avec le paysage de sous-bois que nous parcourons en cet endroit.

Ensuite, c’est Thomas qui nous ouvre son répertoire musical en entamant un chant. Avec lui, nous poursuivons notre voyage imaginaire au pays de Charles Trenet et de son « Jardin extraordinaire » qui nous fait traverser un décor de nature enchanteresse dans laquelle le narrateur voit « passer la plus belle des filles », et tous deux vont retrouver dans le bois « la douceur d'une couchette secrète ».

photo 3

Nous repartons le cœur enjoué, où les adultes semblent savourer ces petits instants magiques, tout autant que le jeune auditoire. Au tour des oiseaux d’entamer leur chant désormais. Le lieu que nous parcourons est réputé pour sa biodiversité faunistique et floristique y compris pour ses espèces endémiques (le faux-cresson de Thore et le brochet aquitain)

Nous faisons alors une halte et essayons de capter des alertes sonores de cri ou chant d’oiseaux, en essayant de faire fi du vent omniprésent. Deux sons d’oiseaux différents sont repérés très distinctement. Le guide demande au groupe si quelqu’un en identifie l’auteur. Les cris sont sporadiques ; cette intermittence nous indique que pour les oiseaux aussi c’est l’heure de la sieste ! Il s’agit du roitelet triple bandeau, ses couleurs sobres et ses sourcils blancs le démarquent du roitelet huppé. 

Jérôme note qu’il s’agit d’un chant de contact, une simple communication entre individus, en vue de maintenir le lien avec le groupe.A l’inverse, on pense savoir que d’autres cris marqueraient la volonté de contrôler son territoire ou de séduire une femelle de la même espèce par exemple. Mais bien peu de chance subsiste pour que nous comprenions le sens de tout ce répertoire musical polyphonique.

forêt Brocas

Le deuxième est commun, nous étions quasi sûrs de le croiser : c’est le pinson, un oiseau chanteur par excellence, ne dit-on pas « joyeux comme un pinson » ?! Finalement c’est par le chant qu’on peut essayer de repérer visuellement l’oiseau. Quand vous partez en repérage, mieux vaut être muni d’une petite paire de jumelle, qui aide bien ! Ici, nous avons la possibilité de repérer une des trois espèces suivantes, « les triple P » : pinson, pipit des arbres et le pouillot véloce. Nous reprenons notre marche tout en tentant de repérer les fleurs, insectes et autres plantes que nous croisons le long du parcours. Beaucoup d'autres variétés sont présentes comme le rossignol philomèle, véritable virtuose qui possède un chant des plus mélodieux mais complexe à décrypter car il possède à son répertoire plus de 250 mélodies ! À défaut de percevoir le chant en cet endroit, Jérôme possède un petit sifflet reflétant le récital du rossignol.

On quitte la forêt et ses sous-bois pour entamer un paysage de lande, espace de milieux ouverts et y découvrir les espèces emblématiques s'y trouvant. Antoine, un autre animateur-nature présent avec le groupe, repère un papillon aux jumelles. En ce jour de vent violent, notre papillon s’est offert une pause sur un chêne Tauzin, un des chênes présents sur nos territoires qui débourrent tout juste. Les amas de points et de tâches caractéristiques du revers des ailes du papillon ne nous laissent pas de doute, c’est un Mélitée, mais lequel (du plantain, de la scabieuse?). Trop tard, il s’est envolé !

Nous entamons notre deuxième et ultime pause artistique avec la lecture du poème ´les oiseaux du souci’ de Prévert : « Pluie de plumes plumes de pluie, celle qui vous aimait n'est plus... », suivi d’un poème de Gérard de Nerval ‘Dans les bois’. Malheureusement il est temps que la compagnie reparte à l’étang préparer le final de la balade…

Nous avançons alors pour découvrir en contre-bas une zone humide ou semi-humide : un paysage de tourbière, d’où une Demoiselle surgit, une magnifique petite libellule bleue. Jérôme s’empare d’une espèce caractéristique de ce milieu : la sphaigne, une mousse qui forme les tourbières et ressemblant à une éponge puisque pleinement gorgée d’eau. Cet écosystème est fragile, il est composé de matière organique en décomposition mais nécessite un engorgement en eau suffisant pour perdurer. Le guide nous explique que nous nous trouvons sur d’anciennes dunes très élevées dénommées : le ‘Triangle landais’, un système dunaire ancien dont la dune de Cazalis représente la plus ancienne du Parc. S’en suit alors un petit inventaire des espèces locales qu’on est susceptibles d’apercevoir dans ces tourbières : vipère, insectes, oiseaux et poissons comme le brochet aquitain qui est une espèce endémique d'Aquitaine, qui a pu rester isolée depuis son apparition millénaire.

explications naturalistes par le guide nature du parc

Pour participer au recensement de ces oiseaux, en partenariat avec la LPO, le Parc naturel régional des Landes de Gascogne a, en 2012, lancé des points d’écoute pour faire un Suivi temporel des oiseaux de printemps (STOP). Ainsi, 150 points existent sur le Parc pour surveiller le déclin progressif de la majorité des oiseaux. On y classe les contacts auditifs et visuels recensés. L’objectif est de voir si des tendances nettes apparaissent sur du moyen terme.

Aujourd’hui on ne peut pas encore dresser de grandes tendances, seulement des lignes d'observation grâce à des moyennes. C'est l'accumulation des données qui permettra d'avoir des observations fiables dans la lecture des résultats. Cela permet donc de sensibiliser autour de certaines espèces en voie de disparition, comme pour la fauvette pitchou en fort déclin, voire à la limite du point critique. De petites actions cumulées visant à préserver l'espace adapté pour ces espèces voient le jour et permettent de limiter le recul de certaines espèces.

En reprenant le chemin, on entend le pic noir un oiseau dont le chant s’apparente à un ‘sifflet rouillé de chef de gare’ ! Après un petit goûter offert par le syndicat d’initiative, il est temps pour notre groupe de rejoindre l’étang pour ponctuer cette balade par un spectacle : Hélium. Mis en scène par Thomas Visonneau, l’histoire raconte la rencontre entre deux personnages dont l’un est tiré de la morosité grâce aux pensées positives de son désormais nouvel ami. Un spectacle déambulatoire éco-positif lui aussi, offert par ces artistes en herbe en clôture de cette balade naturaliste.

Une visite à recommander à tout épicurien de nature… pour connaître le programme des animations de printemps du Parc, c’est ici !"

Spectacle Hélium Cie Thomas Visonneau à Brocas

* en partenariat avec le Théâtre de Gascogne et le PNR

Retrouvez des idées de balades nature , consultez les actions sur le territoire du Parc et pour être acteur, pourquoi ne pas se former soi-même grâce aux programmes annuels de formation à l’observation de la nature et en connaître plus sur les éco-systèmes qui nous entourent...

En ce premier week-end de mai, direction la partie la plus sauvage du bassin d'Arcachon, et la Réserve Ornithologique du Teich, pour un petit groupe de curieux, passionnés de nature et d'ornithologie. Proposés par le Parc naturel régional, les formations à l'observation de la nature sont ouvertes à tous les amateurs de nature, observateurs de la vie sauvage, sans prérequis nécessaire.

Teic-O.VIDAL

réserve ornithologique du Teich

Pendant tout un week-end, et dans le cadre idyllique du bassin d'Arcachon, quelques chanceux ont donc pu passer un séjour privilégié aux côtés d'Olivier, naturaliste du Parc, à la Maison de la Nature, pour s'initier et découvrir l'ornithologie. Ces 3, 4 et 5 mai, au programme : "Reproduction et oiseaux chanteurs"... Autour des chants et parades nuptiales, les naturalistes en herbe ont parcouru le Delta de la Leyre à l'écoute des espèces caractéristiques comme les Rousseroles effarvattes, les Bouscarles de Cetti, les Échasses blanches, etc.

week-end de formation ornithologie

Morceau choisi :

"L'incontournable réserve ornithologique du Teich nous a offert de superbes observations de limicoles en plumage nuptial sifflotant quelques chants accompagnés de parades.
 Les passereaux nous ont aussi enchantés de leurs trilles, gazouillis et autre vocalises. Mais ils ont été bien plus difficile à observer notamment le phragmite des joncs qui est resté à l'abri de son tamaris ou de la fauvette des jardins qui malgré notre approche tout en douceur, avec notre embarcation, n'a pas voulu nous montrer un petit bout de bec. Ce qui n'est pas le cas du couple bruyant de pic noir qui s'affairait à agrandir leur loge !"

week-end de formation ornithologie en Canoë collectif

 Le prochain weekend se déroulera le 12 et 13 octobre avec pour thème la migration.

" Nous sommes le samedi 16 mars et il fait un temps sublime ! 20°C et un beau soleil accompagnent notre petit groupe des Jeunes naturalistes du Parc... Comme d'habitude, nous nous sommes donnés rendez-vous à Belin-Béliet. Avant de partir, et comme certains d'entre nous n'étaient pas là le mois dernier, nous allons voir les travaux effectués pour le rucher !

ClubNatureMars

Zou ! Il est l'heure de grimper à bord de notre minibus, direction Lugos, à quelques kilomètres de là.

Nous faisons une première halte au bord de la route : elles sont sorties ! Les Romulées apparaissent sur les bas-côtés, là où elles avaient été aperçues l'an dernier. Puis nouvelle halte sur un pare-feu. Madame le Maire de Lugos avait signalé avoir vu des fleurs ressemblant à des Romulées à cet endroit. Après vérification : oui, ce sont bien des Romulées. Si tout va bien, la prochaine sortie se fera avec le Club Biodiversité du Parc (le club nature pour adultes) pour effectuer un comptage de ces plantes.

Nous reprenons la route avant de s'arrêter à nouveau. L'objectif de notre sortie ? Commencer à se familiariser avec la reconnaissance d'insectes. Pierre-Arnaud, notre animateur, nous rappelle que ces petites bêtes sont des arthropodes à exosquelette, dont le corps est constitué de trois parties, et qui possèdent 3 paires de pattes. Il nous donne aussi quelques explications au sujet des mots "coléoptères", "orthoptères", "lépidoptères"... Et hop ! En chasse ! Armés de nos filets ou à la main, nous nous engageons dans une prairie, une coupe de bois et un bas-côté de route. Attraper quelques insectes n'est pas le plus dur... Quand vient en revanche la détermination avec les livres et les photos, ça n'est pas facile du tout...

 

Club Nature Mars 2019

      

ClubNatureMars3

Après avoir relâché les insectes, nous retournons au Graoux et nous goûtons le délicieux gâteau préparé par Elliot avant de saisir quelques données sur le site "Faune Aquitaine". Nous avons tous hâte de nous retrouver pour une prochaine sortie du Club Nature ! "

C'est vrai, les enfants d'aujourd'hui passent beaucoup moins de temps à l'extérieur que les générations précédentes...Pourtant, sortir, être dehors, découvrir le monde qui les entoure est une véritable nécessité, pour leur bien-être et leur épanouissement. C'est pour cela que les jeunes habitants du Parc ont un petit privilège de plus que les autres ! Grâce à nos équipes, et nos partenaires pédagogiques, ils sont amenés à participer à de nombreux projets leur permettant de mieux connaître leur environnement, leur territoire, mais aussi de développer leur sensibilité et leur créativité.

Zoom sur un tout nouvel appel à projet lancé par le Parc pour l'année scolaire 2018-2019, en direction principalement des élèves de cycle 2, qui allie éducation à l'environnement et sciences participatives : "Les petites bêtes autour de l'école". Une dizaine de classes du territoire y a répondu.

Appel à projet Les petites bêtes autour de l'école La Boite à fourmis Matthieu Roffet

La vie animale est toujours passionnante pour les enfants et permet d'aborder de nombreux sujets liés aux programmes scolaires. Si apercevoir un chevreuil ou une empreinte de loutre peut rester aléatoire, observer une fourmi, un millepatte ou un ver de terre est une activité beaucoup plus facile à mettre en place !

Après une première sortie de terrain à l'automne, qui avait permis aux enfants de s'immerger dans le monde du minuscule, en observant insectes, arachnides ou myriapodes autour de l'école, les élèves ont cette semaine, pu rencontrer un intervenant myrmécologue (spécialiste des fourmis). C'est Matthieu Roffet, de "La Boite à Fourmis" qui leur proposait une rencontre d'un genre nouveau, en apportant des informations sur ce drôle de petit insecte dont on connaît souvent bien peu de choses... Avec des fourmilières artificielles pleine de ces mignonnes petites bêtes, pour pouvoir expliquer le fonctionnement de leur "société" très bien organisée, il a suscité l'émerveillement des enfants... Et celle des enseignants !

Appel à projet pédagogique Les petites bêtes autour de l'école

  

Appel à projet pédagogique Les petites bêtes autour de l'école

Par la suite, au printemps, les animateurs du Parc feront une nouvelle sortie de terrain pour découvrir le mode de vie de certains insectes, leur adaptation à leur environnement, leurs métamorphoses mais aussi le rôle de certains d'entre eux, décomposeurs ou pollinisateurs. Le projet se terminera par la fabrication, dans chaque école, d'un gîte à insecte à installer dans la cour de récré !

Appel à projet pédagogique Les petites bêtes autour de l'école

Vous êtes enseignant, coordinateur jeunesse et vous souhaitez découvrir tous les appels à projets proposés par l'équipe du Pôle Éducation à l'Environnement du Parc naturel régional des Landes de Gascogne ? Découvrez sans plus attendre La Lettre Buissonnière et contactez-nous !

Suivez le guide ! Chaussez une paire de chaussures bien chaudes, enfilez une paire de gants et partez à la rencontre d’un oiseau emblématique du Parc naturel des Landes de Gascogne : l’étonnante Grue cendrée… Place à la découverte d’un lieu unique, inaccessible au public en dehors des visites guidées. Effet garanti !

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C’est un jour d’hiver, comme on en connaît en janvier dans les Landes de Gascogne. Le froid s’est invité, mais nos amies les Grues aussi. Ça tombe bien nous sommes venues pour elles ! Pour notre première escapade au pays de la Grue cendrée, les deux  épicuriennes de nature  que nous sommes, n’avons pas boudé notre plaisir d’allier l’utile à l’agréable grâce à cette sortie terrain. Ma collègue Caroline et moi arrivons dans le Pays morcenais* à Arjuzanx (40) pour y visiter sa Réserve naturelle et suivre la visite guidée, proposée au public. Il est tout à fait possible de se rendre à l’observatoire de Bedade(photo) sans guide pour profiter du spectacle mais j’ai tendance à conseiller la visite accompagnée d’un spécialiste qui connaît si bien son sujet, et qui sait transmettre sa passion à des connaisseurs, tout comme aux amateurs.

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Cette année les visiteurs sont chanceux, la population des Grues cendrées connaît un record de fréquentation sur le site, puisqu’on n’en dénombre pas moins de 38 000 à l’heure actuelle. Ce chiffre varie chaque année en fonction de critères multiples qui poussent les Grues, ou non, à poursuivre leur migration vers le sud (Espagne ou Maghreb).

Nous avons donc troqué nos chaussures de ville pour des chaussures de rando, prêtes à arpenter le sol sablonneux qui s’offre à nous.

Deux types de visite sont possibles : - le petit-matin où les Grues transpercent la brume matinale ; elles quittent alors leur dortoir pour rejoindre les zones de gagnage à la recherche de nourriture.

-          L’après-midi, au cours duquel les oiseaux regagnent leur dortoir avant la tombée de nuit.

Le rendez-vous est fixé pour le groupe à 15h30 à la Réserve. Une fois l’assemblée réunie, nous serons donc 17 participants à partager ce moment collectif autour de cet étonnant échassier. Nous sommes à la limite maximale pour la visite, qui ne doit pas excéder une vingtaine de personnes afin d’assurer au visiteur de bonnes conditions de visite. Il faut bien souvent réserver sa visite longtemps à l’avance pour s’assurer d’obtenir une place.

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Notre guide Géraldine rassemble le groupe encore occupé à découvrir la salle d’exposition photos de la Maison de site. En guise d’introduction elle nous présente les lieux et l’histoire de la Réserve naturelle, ancien site industriel. L’endroit est une ancienne zone d’exploitation minière de lignite géré par EDF, d’où la présence d’un lac venu comblé le creusement de la terre qui en résulte. Il faut savoir qu’avant Napoléon III et la période d’assèchement des marais qu’il a entrepris, et qui a engendré le paysage que nous connaissons aujourd’hui, les Landes de Gascogne étaient de gigantesques espaces marécageux, où les Grues trouvaient déjà refuge pour leur hivernage. D'ailleurs, elles y résidaient de manière permanente, c’était leur lieu de nidification. Ces oiseaux vivant au sol, elles ont besoin de vastes étendues d’eau pour s’y implanter en toute quiétude. Les conditions de vie au sol sont plus contraignantes que pour un oiseau qui vit dans les arbres et qui par conséquent est moins exposé aux prédateurs.

La zone d’Arjuzanx est composée de plusieurs lacs. Nous quittons celui à proximité de la Maison de site pour prendre place dans l’un des deux mini-bus nécessaires au déplacement du groupe in situ. Nous roulons une dizaine de minutes, tout en bénéficiant des connaissances de notre guide durant le trajet. Çà et là, nous marquons des pauses pour observer et s’approcher des lieux de vie de la faune sauvage. Ici six vaches highland, vous savez ces vaches aux longs poils et aux cornes proéminentes.

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Leur présence permet de rouvrir les milieux avec leurs cornes et d’entretenir les pâturages en broutant et nettoyant les espaces humides. Ce sont des vaches de marais qui ont besoin d’eau, c’est une espèce rustique, qui l’été adore avoir de l’eau jusqu’au poitrail. Étonnamment seules les marrons s’approchent de nous, les noires sont réputées plus sauvages ; quelle en est la raison ? Nous l’ignorons, les mystères de la Nature ! Une chose est sûre, elles bénéficient d’une belle espérance de vie à Arjuzanx : plus de quinze ans ! Plus loin, Géraldine nous confronte à une énigme : quelle est l’utilité de ces étranges ‘perchoirs’ ?!

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Une dame vise dans le mil ! Il s’agit bien de nichoirs au profit des faucons crécerelles qui logent sur le secteur. Plus loin, une marre abrite des cistudes, ces petites tortues européennes en concurrence avec la tortue de Floride invasive. La cistude est également une espèce protégée qui bénéficie d’une attention particulière pour assurer son maintien sur ces espaces humides.

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Nous arrivons sur un petit promontoire surmonté d’une tour d’observation en bois. La balade motorisée touche à sa fin. La distribution des jumelles achevée, notre guide nous ouvre la porte de notre ‘perchoir’ que nous nous empressons de grimper. Une fois perchés, à l’intérieur, nous ouvrons les fenêtres qui obstruent la vue, et chacun va se poster autour de la pièce, près à dégainer son matériel d’observation.

La Grue est un oiseau de milieux humides qui recherche la tranquillité, et la motivation première de sa migration annuelle est la recherche de nourriture devenue difficile dans le nord de l’Europe à cette période de l’année. Ici, elles s’implantent à proximité de champs de maïs qui leur procurent une quantité d’aliments nécessaires à leurs besoins, ce sont les zones de gagnage. Ce n’est pas en raison du froid qu’elles parcourent toute cette distance annuellement, c’est bien la quête de nourriture qui motive ces courageuses marathoniennes !

Ensuite, le deuxième critère choisi pour poser ses valises sera la recherche d’un lieu pour passer la nuit. Pour dormir, elles recherchent des zones humides peu profondes, une vingtaine de cm reste l’idéal. Parfois, il arrive que leurs longues pattes se retrouvent prises dans l’eau gelée, puisque la nuit on peut descendre sous la barre des moins 10 degrés. La Réserve d’Arjuzanx est un des hauts-lieux d’observation de l’oiseau migrateur dans le département. Le site est composé d’un ensemble de zones humides, d’où la présence de cet oiseau dans ce décor marécageux qu’il apprécie tant. C’est dans ces dépressions humides que la Grue se loge pour la nuit, elle y trouve la quantité d’eau peu profonde nécessaire pour se caler. Comme le flamant rose, elle y dort perchée sur une patte. Puis quotidiennement, elles vaquent de la zone de dortoir, où elles logent, à la zone de gagnage où elles se restaurent.

Durant l’attente de leur arrivée, chacun prend connaissance du fabuleux paysage qui nous entoure, certains aperçoivent des chevreuils qui se baladent. « Moi j’en ai quatre ! » s’écrit une dame. Avec les longues vues à notre disposition on distingue très clairement les habitants des lieux. Plus on arrive en fin de saison, plus les Grues tardent à rentrer à leur dortoir. « Ah! » s’écrie un visiteur : il est 16h48 et on entrevoit le premier vol de Grues à l’horizon. Je ressens alors dans l’assemblée comme un soulagement, ouf ! Les Grues n’ont pas décidé de découcher ce soir, on les verra bel et bien ! Et comment, c’est alors un long ballet qui commence, où les Grues rassemblées en petits groupes, volent au-dessus de nous, avant d’atterrir dans les champs voisins, ou directement au bord de l’eau.

Le silence est réclamé afin d’observer en toute quiétude ces moments de grâce : l’atterrissage en douceur et le sol foulé par les petites pattes de nos ‘échassiers landais à plumes’.

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A travers les longues vues, on observe le dortoir qui se remplit peu à peu. Par moment on aperçoit les mâles paradant autour des femelles, s’en suit alors une gestuelle ; peut-être les prémices de la future danse nuptiale ?

Les premiers vols de Grues percent l’horizon et c’est à travers de grands cris que mes compagnons de visite manifestent leur enthousiasme de voir et d’entendre nos belles Dames grises ! Le traditionnel ‘cru-cru’ se fait alors entendre, on dit qu’il ressemble au son de la trompette. Aux ‘V’ des vols de Grues succèdent les lignes d’oiseaux qui se suivent en une longue file indienne. Quelques mâchoires se décrochent « wow », sûrement celles des non-initiés ; ça fait toujours ça la première fois ! Il est vrai que le spectacle est somptueux : le vol du plus grand d’oiseau d’Europe qui frôle notre cabane d’observation. Dès les premiers instants nos compagnons de visite semblent envoûtés par ce qu’ils voient. Chacun y va de sa longue-vue pour observer de plus près l’oiseau au sol.

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Ici, pas un bruit, si ce n’est le lointain écho d’un avion. La tour d’observation nous offre un splendide panorama du haut de nos 15 mètres. La météo joue en notre faveur, car à la pluie des derniers jours succède un ciel de traîne, dont les éclaircies dominent en cette fin de journée. A cette heure, les rayons du soleil affleurent le sol, faisant ainsi ressortir le relief de ce paysage lacustre.

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Autour, le sol ne tardera pas à geler. Nous sommes chanceux, nous confesse notre guide car c’est une belle journée d’observation, tant concernant les conditions d’observation que par le nombre incessant d’oiseaux qui nous entourent. L’année précédente, elles avaient plus à manger sur leurs terres septentrionales (nord de l'Europe) alors elles sont descendues vers le sud en nombre plus restreint.

Grâce au bagage réalisé par les naturalistes de la Réserve, nous savons que ces visiteuses hivernales proviennent cette année de Finlande, d’Allemagne, de Pologne, de République tchèque et d’Estonie. Incroyable, il y a même possibilité de renseigner le bagage nous-mêmes sur un site internet !

J’apprends que même des cormorans viennent trouver refuge dans les marais landais, mais pour les apercevoir il faut se diriger vers le lac de Morcenx qui est moins acide qu’à Arjuzanx. La guide nous raconte qu’ils ont déjà surpris un sanglier en pleine nage sur le lac en face de nous. La Réserve d’Arjuzanx est un véritable lieu pour l’observation de la faune sauvage, où tout type d’animaux se côtoie. En fonction du jour le visiteur aura à loisirs d’observer une faune assez diverse, même si notre star reste cet élégant oiseau qui fait la réputation du lieu.

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Nous ressortons ravies de ce moment partagé et comme envoûtées par cette aventure grisante. Qui eût pu imaginer que la Grue vivait jusqu'à 4O ans, volait à 5000 mètres d'altitude, et pouvait parcourir 1000 km d'un coup avec une moyenne de 80km/h et des pointes à 110 ! Et je sais que la Grue n'a pas fini de me surprendre … alors j'en garde un peu pour la prochaine fois ! Je recommande à tous de tenter l'expérience et de se rapprocher des professionnels qui proposent des sorties encadrées, parfois improvisées, afin de s'adapter au mieux aux conditions du jour. Il faut avoir à l'esprit que tout animal sauvage adapte ses pratiques au quotidien. Être encadré c'est s'assurer des conditions optimales d'observation et d'appréhension de notre faune. Il est 18h30, on ne distingue plus que le chant des Grues qui terminent leur toilettage en famille et qui socialisent joyeusement.

Nous nous promettons alors de revenir aux beaux jours pour un after-work** spécial « épicuriens de nature », pour venir déguster un apéro en bord de plage. Oui, oui ! Il y a bien une plage en bord de lac, très agréable pour la baignade aux beaux jours. Rendez-vous donc dans quelques mois …

*zone autour de la commune de Morcenx

** réunion informelle d’après-travail

"En cette mi-novembre, les Jeunes Naturalistes du Parc, dans le cadre de leur Club nature, ont pratiqué des exercices d'orientation en forêt.

Il s'agissait pour eux d'être capables de se déplacer, pendant presque une heure, en utilisant une carte et une boussole. Des balises placées à certains endroits permettaient de prendre des repères.

Il était nécessaire d'être précis : la moindre erreur de direction impliquait de ne pas trouver la balise recherchée... et donc de devoir revenir en arrière pour recommencer.

Cette activité sera reprise une fois encore, l'objectif étant au printemps d'être capables d'effectuer un parcours sur plusieurs kilomètres en autonomie.

Au retour, ils ont nettoyé un vivarium dans lequel se trouvent des phasmes. Ces animaux sont destinés à des classes du Parc qui participent à un appel à projet intitulé "Les petites bêtes autour de l'école".

Observations naturalistes : en début d'après-midi un vol de grues a été vu au dessus du Graoux. Ce vol a été inscrit sur le site Faune-Aquitaine. des champignons curieux ont été trouvés. La photo a été envoyée à Brigitte Vignot qui nous a encadrés lors de la sortie mycologique pour qu'elle les détermine."

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"La vallée de la Couaille nous a montré une richesse botanique qui forcément engendre une faune diversifiée, au sein de ce couloir continu avec la Leyre.

En commençant en amont de la Couaille (ou ruisseau des forges), nous avons trouvé l’ail au bord de la piste (ainsi que d'autres stations au bord de la piste cyclable). Après avoir traversé une coupe rase (où nous avons inventorié le Criquet migrateur, l'Azuré commun et l'Alouette lulu) nous descendons dans le contraste frais du cours d'eau pour entendre : le Râle d'eau, le Geai des chênes, le Merle noir, le Troglodyte mignon, le Rouge-gorge familier et le Grimpereau des jardins. On identifie le Carex pendula en abondance, Carex paniculata, Scirpus sylvaticus, Plantago major, en laissant bien d'autres car le temps passe vite à cette allure de débutant.

Ail des bruyères (Allium ericetorum Thore, 1803 )

Ail des bruyères (Allium ericetorum Thore, 1803 )

Criquet migrateur (Locusta migratoria)

Criquet migrateur (Locusta migratoria)

Le deuxième secteur sera à partir des platanes centenaires (notons la présence de l'Ailante, espèces envahissantes) où le pic noir semble séjourner. Nous empruntons le chemin ouest à mi-hauteur du relief, laissant le lot de fougère pour plus tard, libellules (Leste vert), Sittelle torchepot, Succise des prés pour arriver au bord de l'étang à sa moitié longitudinale, sur une plateforme de pêcheur. Nous observons les Grèbes castagneux. Le héron est absent ce jour. Beaucoup de libellules sont présentes, les experts ont du mal à confirmer les espèces. Les plantes aquatiques sont nombreuses et variées, les espèces envahissantes ne semblent pas s'imposer. Les poisons sautent. On est rejoint par une amie de Catherine qui possède un terrain au NO du Martinet, elle apporte quelques éléments historiques et présents sur le site.

Caloptéryx vierge (Calopteryx virgo)

Caloptéryx vierge (Calopteryx virgo)

Nous pique-niquons sur une passerelle (de pêcheur) au SE du bord de l'étang. Un oiseau s'envole à notre arrivée avec un bruit d’aile : une Perdrix ? Nous trouvons des chenilles rouge (appât des pêcheurs, mégots et plombs également...), mais le site est beau. Nous sommes gâtés par une météo idyllique. Grâce aux "plongeon" de Thérèse, la littérature apportée, et smartphone nous identifions : le Flûteau nageant (Luronium natans qu'on retrouvera vers le Martinet) et le Nénuphar blanc (Nymphaea alba). Deux Bergeronnettes des ruisseaux, un Martin pêcheur, un Pinson des arbres, un Rouge-gorge familier pour l'ornitho, et le parfum du Myrica gale agrémente notre pause. On ira jusqu'au forge du Martinet pour s'arrêter davantage sur les ptéridophytes très abondantes : Blechnum spicant, Dryopteris mâle, Equisetum arvense, Osmunda regalis, Phyllitis scolopendrium. Bien entendu, nous n'avons pas noté la moitié de nos observations et nous n'avons pas tout vu non plus, ce lieu demande à y revenir soit par thème, soit par équipe mais nous avons aussi le sentiment de le laisser vivre sa vie, comme une belle île dont il faut taire son existence pour la préserver de nos pas.

Je signale avoir vu sur une piste forestière, non loin, du Lithospermum ou grémil officinal, Herbe aux perles, j'ai trouvé les carpelles très jolis.
Beaucoup de plaisir dans cette sortie, avec l'espoir de chasser la panique que représente tout le savoir qu'il nous manque, grâce à nos partages."

Chantal Pivert (texte) et Isabelle Thiberville (Photos) –Club Biodiversité

Les jeunes naturalistes du Parc ont fait leur rentrée et ont débuté l'année en s'intéressant au monde des abeilles.

Ils ont été accueillis par Laurent, un jeune retraité apiculteur amateur passionnant. Il leur a expliqué que l'ancêtre commun des abeilles, guêpes et frelons ressemblait à une guêpe. Au tout début, c'était un insecte carnivore mais avec l'apparition des plantes à fleurs, il y eut des spécialisations et les abeilles butineuses sont apparues.

Il leur a appris qu'il existait de très nombreuses espèces d'abeilles, la plupart solitaires. L'abeille qui produit le miel est un insecte social.

Laurent a raconté la vie d'une ruche, en commençant par les ruches naturelles, qui sont des trous d'arbres colonisés par les abeilles.

Dans son jardin, il a quelques ruches qui se rapprochent des conditions naturelles dans lesquelles vivent les abeilles "sauvages". Les insectes se portent bien, ne sont pas agressifs, et bien sûr participent à la pollinisation des plantes du jardin de Laurent et des alentours. Ses abeilles lui donnent entre 6 et 12 kilos de miel par ruche et par an.

Les jeunes ont pu s'approcher sans crainte des ruches en se couvrant toutefois la tête de chapeaux d'apiculteurs pour ouvrir l'une d'entre elles.

Une idée est en train de faire son chemin chez les jeunes naturalistes du Parc et l'animateur du Club... "Et si on mettait une ou deux ruches au Graoux, dont le club nature serait responsable ?"

Laurent est prêt à les aider pour ça, affaire à suivre donc !

clubnature-api

De Captieux à Saint-Macaire, Chéri et moi choisissons de faire escale en landes girondines pour notre séjour romantique de fin d'été...

Au programme, balades et randonnées, découvertes en cités médiévales et gastronomie de terroir.

Nuit à deux dans la forêt des Landes de Gascogne

À moins d'une heure de Bordeaux, c'est à Cap Cabane, que nous posons nos bagages. Au cœur de la forêt, dans des cocons perchés aux cimes des pins, Philippe, le propriétaire, nous donne la clé de moments privilégiés. La vue sur le ciel étoilé du Parc naturel régional est imprenable. Les odeurs de résine et de bruyère, le chant des palombes, les couleurs de début septembre et la rivière en contre-bas contribuent à parfaire notre moment de relâche en amoureux. Après une nuit douce dans un calme absolu en pleine nature, un petit-déjeuner bio servi par notre hôte sur une terrasse baignée de soleil au bord d'une piscine naturelle, nous partons en randonnée.

capcabane-P.labourdette

Randonnée et grand bol d'air !

Grâce au site Balades et Randonnées en Landes de Gascogne, nous trouvons une petite boucle d'à peine 10 km aux alentours de Captieux. Nous arrivons ainsi à Goualade, où la bergerie de Cap de Bos, bâtie en arc de cercle, apparaît comme un vestige d'un passé révolu. Nous nous fondons au cœur de la forêt de pins sablonneuse. Il y fait un peu chaud mais très vite, au détour d'un ruisseau, la forêt-galerie si spécifique au Parc naturel régional des Landes de Gascogne, nous offre de la fraîcheur. Une fois rentrés, nous déchaussons les baskets pour continuer notre épopée girondine.

À la découverte du Sud-Gironde du Moyen-Âge

Pour connaître l'histoire mouvementée de l'Aquitaine, direction les châteaux médiévaux de Villandraut et Roquetaillade situés au beau milieu des vignobles du Sauternes. Ces imposants édifices du XIVème, sont des témoins des Templiers, des guerres franco-anglaises et de la Renaissance... Notre coup de cœur se révèle avec la découverte de la Chapelle Saint-Michel à Mazères, ses couleurs et son style incomparable, l’œuvre spectaculaire de l'architecte renommé du XIXème, Viollet Le Duc, grand spécialiste de la restauration monumentale. L'incroyable cité médiévale de Saint-Macaire nous surprend et nous éblouie encore davantage. Nous nous baladons autour des remparts, visitons la cathédrale et les ruelles pavées. Dans cette ville aux pierres dorées, le temps semble s'être arrêté.

roquetaillade

Un art de vivre...

Ce séjour en Sud-Gironde nous permet de flâner et de profiter d'un peu de la douceur de vivre du Sud-Ouest. La gastronomie et les spécialités culinaires ne manquent pas. Sur une petite place, à l'ombre des platanes, nous goûtons aux incontournables du terroir : du bœuf de Bazas pour mon carnivore de chéri, un poisson accompagné d'une sauce à l’échalote pour moi et deux verres de Graves. Pour l'inévitable note sucrée à la fin du repas, j'ai acheté des Puits d'Amour à la Maison Seguin de Captieux. De quoi terminer divinement ce séjour romantique, de courte durée certes mais particulièrement ressourçant et réussi !

Puits d'amour de la Maison Seguin