Malgré une météo maussade Les Jeunes Naturalistes du Parc sont sortis en ce mois de décembre à la rencontre des Grues cendrées. Jumelles et lunettes pour les observer au gagnage d'abord, c'est-à-dire là où elles se nourrissent en journée, puis lors du retour au dortoir... Un spectacle qui fascine toujours ! Voici leur récit...

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"13 décembre 2020. C'était une sortie en canoë collectif à la rencontre des oies Bernaches cravant qui était prévue pour notre groupe des Jeunes naturalistes du Parc (Ethan, Maïa et Léa seulement puisque Nils et Estelle n'ont pas pu venir). Les restrictions de circulation et les conditions météorologiques n'ont pas permis qu'elle se fasse, ce sera en janvier si tout va bien.

Le plan B : les Grues cendrées. Arrivées à l'automne dans notre région, ce sont des dizaines de milliers (45.000 l'an dernier) qui vont passer l'hiver ici. La nuit, elles dorment dans des lieux tranquilles et surtout les pieds dans l'eau pour se protéger des prédateurs. Ces dortoirs sont souvent les vastes terrains militaires clôturés. En journée elles vont au "gagnage", sur les champs de maïs récoltés : il y reste beaucoup d'épis garnis de graines !

Les JNDP ont appris qu'une grue mesure environ 1,20m, pour une envergure d'1,80m et un poids de 4 à 6kg. Les adultes se reconnaissent à leurs couleurs vives, les jeunes de l'année sont plus ternes. On peut aussi les distinguer à leur cri : les adultes font ce "krou krou" caractéristique qui a donné leur nom dans plusieurs langues. Les jeunes ont un cri plus aigu : leur trachée n'est pas encore suffisamment développée et leur bréchet ne forme pas encore une bonne caisse de résonance. Maïa qui parle couramment le langage des grues a tenté de les appeler... En vain !"