Plus que quelques jours avant Pâques, à l'écomusée c'est toujours un week-end festif et convivial avec la désormais traditionnelle dégustation de l'omelette des bergers.Tiens justement, les bergers, que font-ils dans cette histoire ? Voici une réponse richement documentée à cette question qui nous taraude, les bergers sont-ils de grands fêtards ?

Du nord au sud du monde, des rives de la Méditerranée aux contreforts des Alpes, sur les plateaux de l’Atlas ou dans les massifs montagneux des Balkans, c’est la même histoire, les bergers sont apparemment de grands fêtards : pour eux, une corde de plus à leur arc pour séduire les belles, pour tous, une date de plus à cocher dans le calendrier des rites et des fêtes.

Moins prosaïquement, l’activité des bergers s’inscrit dans le temps cyclique des saisons qui commande la répétition des tâches et des parcours, jusqu’à marquer, longtemps après leur dernier passage, les chemins de leur empreinte. Leur départ annonce le réveil du printemps, et l’hiver au retour s’attache à leurs basques.

Printemps, été, automne, hiver, le temps qui passe dans ces sociétés rurales est souvent fonction du temps qu’il fait, célébré par l’éternel retour des travaux et des fêtes rituelles. Leur caractère religieux n’était le plus souvent que fortuit, mais la superposition d’un calendrier cyclique des travaux (départ des troupeaux, agnelage…) et d’une scansion liturgique de l’année (Noël, Pâques…) fournissait des repères communs, partagés par toute la société, et sacralisait la fête.

Les landais de la lande pourtant n’étaient pas si religieux qu’il leur fallût à toute force se placer sous la protection d’un saint, ou, en l’occurrence, du Christ Lui-même, pour sanctifier leur travail. Parlant de la qualité de leur foi, l’abbé Dumartin, curé de Commensacq ne manqua pas d’ailleurs, dans la monographie paroissiale qu’il transmit à son évêque en 1850, d’habiller ses ouailles pour l’hiver !

Les fêtes de bergers n’ont donc rien de spécifiquement landais. Et encore, pour les réinscrire dans la mémoire collective, faut-il ici des rendez-vous festifs comme celui de Pâques à Marquèze, pour « rapprendre » le lien entre le sommet de l’année liturgique et ces anciens rendez-vous pastoraux et masculins, où l’on se pressait au fin fond de la lande, les sabots dans la bruyère humide, autour d’une omelette d’œufs de courlis, une boha sous le bras et un cujon bien rempli en bandoulière.

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F.Bernède, Fête des Bergers dans la Lande.

En réalité il n’y eut, à proprement parler, jamais de « Fêtes des bergers » nulle part dans la lande. Nulle en tout cas qui rassembla la population d’un quartier ou d’un village, comme elle le fait aujourd’hui des visiteurs de l’Ecomusée. Nulle qui aurait marqué symboliquement l’attachement collectif d’une société à cet événement. Dans les années 1910-1920 les cartes postales du folklore landais de Ferdinand Bernède, témoignent tout au plus d’une sorte de pique-nique pastoral. Autour d’une poêle à longue queue où cuisait l’omelette, se rassemblaient au mieux une dizaine de bergers, qui, après le repas, manifestaient leur joie en dansant sous l’objectif du photographe, le rondeau dans la bruyère. C’est aussi dans ces clichés et dans la fuite du temps que se construit la tradition.

En fait de fête, il s’agissait plutôt d’une tournée d’inspection des nombreux parcs disséminés dans la lande avant le retour des troupeaux qui suivraient dans quelques semaines. Une indispensable opération de maintenance du bâti en quelque sorte. Lorsque les troupeaux auraient quitté les quartiers après la tonte, il serait trop tard pour s’inquiéter de l’état des bergeries. La conduite quotidienne en parcours pendant de longues heures ne laisserait plus de temps au bricolage.

Si la pureté de leur foi était questionnée par le clergé local, ils n’en tenaient pas moins pourtant à cette date, et au rite protecteur des rameaux bénis que les familles apportaient par brassées à la messe des Rameaux. Quelques brins bénis de laurier ou de buis prévenaient d’un malheur les bâtiments, les hommes et les bêtes qu’ils abritaient. Plantés aux quatre coins du champ ils garantissaient les futures récoltes.

Dans la lande, le laurier-sauce s’était imposé sur le buis, car, accroché dans la cuisine au coin de la cheminée, il avait contrairement à celui-ci, tout en protégeant la maison, l’avantage de pouvoir aussi parfumer les sauces…

Plus qu’au dimanche de Pâques, le passage de cette commission de sécurité pastorale était donc surtout lié, dans la Semaine Sainte, à la fête des Rameaux qui le précède. C’était aussi l’opportunité de croiser les autres bergers venus des quartiers voisins ou des villages alentour pour les mêmes raisons. Les occasions étaient si rares de se retrouver qu’on ne les laissait pas passer quand elles se présentaient. Les retrouvailles se fêtaient, comme il se doit entre collègues. Dans cette société morcelée ces rencontres donnaient au monde sa continuité.

En dehors du pain, inutile de se charger. Pour l’ordinaire, chemin faisant, munis de leurs rameaux bénis qu’ils accrocheraient à l’entrée des parcs, les bergers ramassaient au passage les œufs de courlis, oiseaux du littoral atlantique qui migraient au printemps pour venir nicher sur le sol de la lande.

Partage de l'omelette Pascale à l'écomusée

Partage de l'omelette Pascale à l'écomusée

Avant de revenir au quartier rapporter les nouvelles d’un monde plus lointain c’était le moment de remplir la boha (1) et de vider les cujons (2), même si on risquait de se croiser un peu les échasses au retour. Les œufs de courlis, d’un brun verdâtre, finissaient tous en omelette. C’était la contribution de l’espèce. Entre migrateurs il fallait bien se soutenir. La fête des bergers pouvait alors commencer.

 

Auteur : Marc Casteignau, Écomusée de Marquèze

(1) Cornemuse landaise.

(2) Gourde formée par une coloquinte séchée et vidée.

En savoir plus sur la vie de l'écomusée : www.marqueze.fr

Ce mercredi 21 mars, les petits experts du Club Nature sont partis explorer un secteur encore méconnu : la Grand-Forge, à Belin-Béliet.

Une randonnée de 2 heures les attendait. Après avoir traversé le viaduc où autrefois passaient des trains, ils ont longé la Gaure, ce petit affluent de la Leyre que l'on peut voir au Graoux.

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En bord de chemin, ils ont pu admirer la jolie fontaine Saint-Eutrope, puis la Grand-Forge, maison d'habitation qui sera dans quelques temps un restaurant de luxe. Au sol, ils ont même trouvé des sortes de cailloux bleutés : du laitier. Ce sont des résidus de hauts-fourneaux, ce qu'il reste quand on a extrait le fer de la Garluche (pierre dure qui se trouve dans le sol). C'était donc plutôt logique d'en trouver près de la Grand-Forge.

Ensuite, ils ont réalisé une coupe de sol, en apprenant les mots principaux : litière, humus, sable et alios. Chacun a collé sur du Scotch double-face un peu de chaque élément de sol.

Plus loin, les petits experts ont recherché des petites bêtes dans la lisière de la forêt. Des araignées, des mille-pattes, des criquets et des cloportes étaient au rendez-vous. Certains de ces animaux sont des décomposeurs, ils transforment la litière en humus qui nourrira les plantes.

Enfin, et pour ceux qui ne l'avaient pas encore, passage de permis couteau obtenu pour toute l'équipe de petits experts naturalistes du Parc !

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"Notre coin de paradis se cache au milieu des roselières sous un ciel mitigé entre nuages gris et timides rayons de soleil. Notre domaine de Fleury est au cœur du Delta de la Leyre, site naturel classé. Toujours magique !

Un peu « détrempé » il faut bien le reconnaitre mais pour parler de la journée des zones humides, cela est bien à propos.

Si le cœur vous dit d'emprunter un jour ses sentiers pour une jolie promenade à la rencontre de cette nature engourdie à l’abri des hautes futaies, caressée par le souffle marin, vous croiserez peut-être un héron fier et solitaire, une colonie de foulques en vadrouille ou un couple insouciant de ragondins en bordure d’une digue.

La lumière changeante et les odeurs guideront vos pas... ( chaussés de bottes… ce serait mieux !)

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Dès qu’on quitte le village, la nature nous appelle et l’œil s’évade dans la vastitude du paysage qui sort de son cadre. Sans cesse différent au fil des saisons, par ses couleurs, ses formes, ses odeurs et ses silences, mais qui se dessine toujours sur une toile d'eau...

Le Delta de la Leyre, classé RAMSAR , est le parfait exemple de la zone humide. Territoire conservé, protégé, aménagé, entretenu mais aussi exploité par l’homme qui est un peu ici, le jardinier du paysage.

Ce moment d’hiver laisse à penser que tout est vide et mort. En réalité, rien n’est figé. Tout se prépare, se concerte pour se parer. Les pruneliers, les aubépines sont prêts à se vêtir de blanc, le chèvrefeuille repasse ses fleurs odorantes, le merle siffle dans la haie, la rousserole salue le lever du soleil.

Terre, à la fois du fond des mers et des horizons liquides avec pour remparts les hautes falaises de la fière pinède. La première gelée est réveillée par un pâle soleil qui colore de rose l’immensité du marais, blotti sous la brume, d’où surgissent des bouquets de baccharis d’un blanc de craie. Le monde nous paraît neuf sous ce soleil de verre qui semble réverbérer la lumière plutôt que de la faire naître.

La réalité de ce pays n’existe pleinement que pour ceux à qui il laisse apparaître, par instants, ce qu’il a de plus inimaginable.

Peut-être, alors, découvrirez-vous une sauvagerie insoupçonnée au cœur même de ces paysages familiers."

Tous les ans la "Journée Mondiale des Zones Humides" se déroule autour du 3 février.

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Dans ce cadre, le Pôle Éducation et la Mission Patrimoine Naturel du Parc ont organisé avec la Fédération de Pêche de la Gironde une sortie pour le grand public.Il s'agissait de comprendre l'intérêt écologique de ces milieux, notamment en les abordant par le biais de la période de crue qui permet une continuité entre la Leyre et les marais.

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La biodiversité y a été observée et décryptée, et l'intérêt pour la faune piscicole mise en évidence.

C'est grâce à des canoës collectifs que les participants ont pu s'immerger (au sens figuré bien sûr !) dans ce cadre qui les enchantés.

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"D'accord, ça aurait été un peu mieux avec du soleil. Mais quelle superbe balade entre rivière et marais que celle qu'ont partagée nos aventuriers du Club Nature!

Là, ils ont pu se rendre compte de la place que prenait l'eau lors des crues hivernales. Un paysage bien différent de celui que nous pouvons observer en été. Et comme l'a expliqué Angel (le "chef canoë"), ces débordements ne sont pas sans conséquence sur la vie aquatique.

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Naviguer au milieu des arbres n'était pas évident, nos petits experts ont dû affronter quelques égratignures ou des ronces accrochées dans les cheveux, mais le moral était là, comme toujours.

Quelques observations d'oiseaux ont même été possibles, postées comme d'habitude sur le site participatif Faune-Aquitaine : des cormorans, des pigeons ramiers (oui, c'est le vrai nom des palombes), des hérons...

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Pour l'occasion, le Club Nature a même été suivi en partie par un drone, piloté par un agent du Parc naturel régional des Landes de Gascogne (merci Jean !), ce qui permet de voir quelques belles photos des jeunes naturalistes du Parc, vues d'en haut.

Une rencontre avec Jean est d'ailleurs programmée afin qu'il explique aux enfants son travail et en quoi le drone peut lui être utile."

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Encore un mercredi très ensoleillé, décidément les petits experts du Club Nature ont bien de la chance !

Après avoir préparé le matériel, ils sont partis pour une grande randonnée de plus de deux heures, dans un secteur où ils se rendent très rarement. Il leur a fallu enjamber un ruisseau, grimper une pente raide, redescendre...

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Au détour de la balade, notre équipe d'explorateurs en herbe a pu observer un "crottoir" de genette. Cet animal qui vit dans notre forêt a marqué son territoire en laissant des excréments sur un tronc. De très nombreuses empreintes de chevreuils et de sangliers ont également été aperçues...

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Lors d'une halte, les enfants ont fait un jeu pour apprendre et comprendre pourquoi les pins de la forêt poussaient en lignes puis c'était déjà l'heure de la pause goûter dans un endroit ressemblant à la savane : une zone humide sur laquelle pousse un plante appelée "molinie".

Au retour, l'entraînement à l'utilisation du couteau avec les règles de sécurité apprises en début d'année a continué... car le passage du permis aura lieu bientôt !

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"Nous avons encore eu de la chance avec la météo mercredi dernier : pluie le matin, pluie en fin de journée, mais beau temps pendant les activités du club nature LES EXPERTS.

Les enfants ont commencé par un jeu en équipes. Il s'agissait de trouver dans la nature, dans une zone délimitée sur une carte, 10 végétaux différents. Des photos de chacune de ces plantes (ou partie de plante) étaient fournies en exemple. Au retour, des mots nouveaux ont été appris par les enfants car ils ont eu à trouver notamment du fragon, des strobiles d'aulnes, ou encore du plantain lancéolé. Vous ne savez pas de quoi il s'agit ? Demandez aux enfants ils vous expliqueront !

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Oui, vous avez bien lu, ils sont partis seuls sur le terrain avec un plan. Il faut savoir que maintenant ils commencent à bien se débrouiller en orientation. Cela fait partie des apprentissages au club nature.

Il y a eu une autre séance d'apprentissage au cours de ce mercredi, en tout cas pour les enfants arrivés cette année : l'usage du couteau. En effet, après quelques séances d'entraînement, et avec un strict respect des règles de sécurité, les enfants passeront leur "permis couteau". Ce document est la preuve qu'ils sont capables d'utiliser cet outil pratique et utile mais dangereux si on ne s'en sert pas correctement.

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Le goûter s'est effectué autour d'un bon feu de cheminée. Il faut aussi savoir apprécier certains petits plaisirs..."

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Certains d’entre nous aiment l’hiver, à l’heure des premières chutes de neige, des stations de ski, des interminables raclettes et des fêtes de Noël… Mais sur le Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne, l’hiver prend une allure particulière lorsqu’en scrutant le ciel, on aperçoit des formes étranges, des flèches et des lignes d’oiseaux majestueux qui tournoient et se laissent porter par les courants ascendants. En tendant l’oreille, on reconnaît alors un étrange son de trompette, le ‘gru-gru’ si spécifique de la belle Dame Grise qui, venue des grandes étendues sauvages de Scandinavie ou de Sibérie, prend ses quartiers pour l’hiver dans nos champs de maïs et nos lagunes. C’est pour venir observer cette Grue cendrée timide et farouche que nous avons suivi l’Éductour du Parc, proposé par Angel  Martinez, animateur nature au PNRLG, en compagnie d’une équipe de télévision désireuse de trouver le plus beau cadre d’images et de l’Office de Tourisme de Mont-de-Marsan, soucieux d’offrir une expérience hors-du-commun à ses visiteurs hivernaux… 

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Rendez-vous était donné à Sabres, au Platiet, pour une première approche lointaine avec des grues sur leur zone de gagnage. En alerte dès que notre minibus s’est stationné sur le bord de la route, les grues pourtant en plein milieu du champ, là où elles trouvent encore de quoi se nourrir, nous ont offert un premier ballet d’envol… Un manque à gagner pour elles qui dépensent 15 à 20% de leur énergie dans ces moments d’alerte, temps perdu pour faire leurs réserves. Loin de nous, elles restent en groupe, en famille même, puisque la Grue cendrée passe la totalité de sa vie (soit une trentaine d’années) avec le même partenaire et ne pond en moyenne qu’un œuf à deux œufs par an, dont un seul survit généralement. D’ailleurs, se confondant avec la couleur du champ, on peut apercevoir les derniers nés, appelés juvéniles, plus petits que leurs compères et d’un plumage marron qui ne deviendra gris qu’à leur maturité.

Pour ne pas les déranger plus longtemps, aux alentours de 16h, nous avons rejoint un poste d’observatoire proche de la réserve d’Arjuzanx, à l’abri de leur vue perçante pour être sûrs d’obtenir ce vol tant attendu de rentrée au dortoir, juste au-dessus de nos têtes. Quelques curieux et un rapace (leur seul réel prédateur avec le renard au moment de la nidification) sont là, comme nous, et patientent en silence. Le soleil déclinant peu à peu, le spectacle de la nature est déjà à couper le souffle. Quand soudain, sonnent les trompettes… Des cris différents, de ralliement, de guidage, de jeunes un peu perdus ou tentant, en vain, d’imiter leurs pairs. Et c’est le ciel entier qui se couvre de dizaines, de centaines puis de milliers d’oiseaux. Par leur taille (1.20m en moyenne) et leur envergure (2m), elles sont impressionnantes. Quand Félix Arnaudin les observait, on les chassait encore. Heureusement aujourd’hui, elles font partie des espèces protégées et s’en portent bien, contrairement à d’autres de leurs congénères (15 sortes de grues) qui sont en voie de disparition. Le bal des descentes vers leur zone de dortoir dure une bonne heure, le temps pour nous de déserter notre point d’observation pour un autre, qui nous donne une vue imprenable sur l’étang et le soleil couchant. Là, devant tant d’harmonie, ce sont les estampes orientales qui nous viennent à l’esprit : celles où la Grue est un oiseau mythique, symbole de fidélité, d’immortalité et de pureté.

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Quelques conseils pour l’observation des grues :

  • Ne pas arrêter les véhicules au niveau des grues posées non loin d’une route
  • Ne pas chercher à les observer de trop près
  • Ne pas pénétrer dans les sites sans autorisation (camp du poteau de Captieux ou réserve d’Arjuzanx), l’accès en est réglementé
  • Ne jamais pénétrer dans les cultures ou les propriétés privées
  • Ne pas faire de grands gestes ou de mouvements brusques à proximité des grues posées au sol ou à l’approche des vols en direction des dortoirs

Il est important de bien considérer que tout dérangement remet en cause la présence et la tranquillité des oiseaux. Le vol est énergivore et les envols répétés les poussent à puiser dans les ressources qu’elles viennent d’assimiler. Le dérangement les affaiblissant, cela pourrait s’avérer fatal lors de la migration pré-nuptiale…

Idée de balades pour observer les grues :

A Captieux, les chants de la Haute Lande (à vélo) :

http://www.rando-landes-de-gascogne.com/detail/0df2dadbfc98980dc1b64f32b6e16137/503283#infos

A  Cazalis : à venir...

En savoir plus :

www.grueslandesdegascogne.com

Le Parc a participé à la semaine inaugurale du Domaine de Certes et Graveyron, du 7 au 15 octobre.

Ce lieu, situé à Audenge, est propriété du Conservatoire du Littoral et géré par le Département de la Gironde.

Plusieurs actions ont été menées à cette occasion par le Parc (sortie en kayak de mer, café bavard...). Ce matin le Pôle Education du Parc a proposé un jeu pour comprendre le territoire. Ce sont une quinzaine de jeunes élus des conseils municipaux d'enfants d'Audenge et de Lanton qui ont profité de cette animation.

Au fur et à mesure ils ont reconstitué en un puzzle géant les paysages du Parc (forêt de production, lagunes, cours d'eau...). Ils ont pu découvrir les richesses du Parc, tant en ce qui concerne la faune que la flore. Mais ils ont aussi compris que le Parc n'est pas une "réserve d'indiens", qu'il est habité (ils en sont la preuve vivante), que les activités économiques ou de loisir y sont présentes. Et puis, jeunes élus, ils ont pu faire le parallèle entre la gouvernance d'une commune et celle du Parc.

Ce dispositif, intégralement conçu par la cellule pédagogique du Parc et fabriqué par une artiste locale, s'adresse à un public d'enfants de 10 à 12 ans environ. Il est toujours accompagné par un animateur du Parc.

Le Parc, un territoire à découvrir

Les jeunes naturalistes du Parc ont effectué leur première sortie au Teich.

Encadré par leur animateur du Pôle Education, ils ont rencontré un spécialiste, agréé du Muséum (et donc ayant l'autorisation de capture et de manipulation des espèces protégées). Celui-ci les a passionnés en attrapant des lézards, en leur expliquant comment reconnaitre les femelles et les mâles, en décrivant leur mode de vie. Il n'a pas été possible malheureusement de voir un seul serpent. De très nombreuses cistudes d'Europe (tortues) ont été vues également.

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Pour terminer les enfants ont appris qu'il existait des espèces invasives malheureusement introduites illégalement et relâchées dans le milieu naturel : la tortue de Floride, ou encore la monstrueuse grenouille taureau. pour cette dernière, le spécimen qu'ils ont pu observer (spécialement apporté pour eux) pesait environ 800 grammes... et il en existe qui font jusqu'à 1,3kg parait-il !